Processus de décentralisation : la feuille de route validée

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2d535442c2c0b0669d8f5a051ed00bcc_XLPendant trois jours, les membres du gouvernement, de la société civile, des administrations provinciales venues de toutes les provinces du pays se sont réunis en atelier pour discuter et valider la feuille de route sectorielle 2013-2014 de la mise en œuvre de la stratégie nationale de transfert des compétences et des ressources aux provinces et aux entités décentralisées des secteurs de la Santé, de l’Agriculture, de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel et du Développement Rural. Ces travaux ont pris fin le 07 novembre. La cérémonie de clôture était présidée par Egide Ngokoso, vice-ministre à la Décentralisation et Affaires Coutumières.

Deux moments forts ont marqué cette cérémonie :

 la lecture du rapport général de l’atelier  et  l’allocution du vice-ministre marquant la clôture des travaux.

 Soins de santé obligatoires

Les membres du groupe thématique santé ont eu comme cheval de bataille la signature et promulgation de la Loi-cadre de la santé ;  la promulgation des textes sur la couverture universelles des soins et sur le commerce pharmaceutique ; etc. Au cours des échanges, ils ont retenu l’élaboration des projets d’Edits  provinciaux conformément à la loi cadre de la santé publique.

Face à ses questions, il est demandé au gouvernement central de respecter le chronogramme tel que retenu dans la présente feuille route. Quant à la problématique de la paie des agents, il faut avoir la maîtrise des effectifs.

 L’enseignement, autre priorité

 Ils sont partis du non implication des exécutifs provinciaux dans l’élaboration des textes relevant du cadre juridique du secteur de l’EPSP, le plaidoyer à mener pour l’adoption des lois organiques et sectorielles.

Pour le bien-être de la jeunesse congolaise, les participants ont exigé l’élaboration de la politique générale de l’éducation ; un plaidoyer des acteurs du secteur auprès du parlement pour obtenir les lois devant compléter le cadre juridique ; le rabais du processus de mise en œuvre de la décentralisation à 2 ans au lieu de 5 ans prévus par la feuille ; etc.

L’agriculture, moteur du développement

L’agriculture est parmi les pièces maîtresses du développement pour un pays. Les acteurs dudit secteur ont relevé quelques actions prioritaires à mener en vue de valoriser les ETD et les provinces. L’on cite l’étude sur le transfert au secteur privé des activités industrielles et commerciales ; le respect des mesures d’applications de la loi portant principes fondamentaux relatifs au secteur agricole.

A ce sujet, il a été demandé aux dirigeants et aux parlementaires d’accélérer les choses en votant des lois et en mettant en place une commission interministérielle d’harmonisation des lois (minière, foncière, agricole, forestière et celle relative aux hydrocarbures).

L’accès à l’eau potable est un problème sérieux pour les Congolais en général. A cet effet, la commission développement rural s’est focalisée sur les problèmes que connait la population congolaise dans les zones rurales et semi-rurales. D’où, il faudrait procéder à l’élaboration de la politique nationale sectorielle pour le service public de l’eau, examiner, adopter et promulguer le Code de l’Eau.

Pour mieux mener ses actions, il est important que le législateur élabore des textes juridiques de création des organismes publics autonomes relatifs aux services transversaux du secteur,  ainsi que ceux  relatifs à la production et à la sécurité des infrastructures sociaux de base.

Présent à ces assises, les membres des coordinations provinciales ont fait une déclaration par le biais de Valentin Vangi, coordonateur du Bas-Congo pour remercier et féliciter les Forces Armées Congolaises pour avoir réussi à chasser l’ennemi.

Dorcas NSOMUE 

1 COMMENT

  1. L’idée de transfert de compétences dans la décentralisation implique une création d’emploi donc un développement économique sur différents secteurs des collectivités locales: santé, agriculture,éducation

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