Procès Chebeya : 2me audience ce vendredi à la prison de Makala

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La Voix des Sans Voix pour les Droits de I’Homme (VSV) annonce à l’opinion la tenue ce vendredi 03 décembre 2010, à 9 heures de la deuxième audience publique du procès Floribert Chebeya et Fidèle Bazana à la Prison Centrale de Makala (PCM), ex CPRk, sise à Kinshasa/Selembao. 

Il sied de rappeter que l’ouverture de la première» audience a eu lieu vendredi 12 novembre 2010, à la Cour Militaire de Kinshasa/Gombe dans des conditions infrahumaines, lesquelles ont conduit, entre autres, à sa délocalisation vers la PCM, bien que le Collectif des avocats des parties civiles ait porté son choix sur la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe. La VSV invite les autorités pénitentiaires à prendre toutes les dispositions en vue d’assurer l’accès facile au public et le bon déroulement du procès sans entraves délibérées et autres prétextes sécuritaires. 

            Au cours de la première audience, cinq prévenus dont l’inspecteur principal Daniel Mukalay wa Mateso, inspecteur Georges Kitungwa Amisi, commissaire piincipal François Ngoy Mulongoy, commissaire adjoint Michel Mwila wa Kubambo et sous commissaire Blaise Mudiangu Buleri ont été identifiés hormis les trois autres en fuite (inspecteur Christian Ngoy Kenga-Kenga, sous commissaire Jacques Mugabo et inspecteur Paul Mwilambwe) ainsi que plusieurs témoins entre autres l’inspecteur divisionnaire en chef John Numbi et l’inspecteur divisionnaire Jean de Dieu Oleko.

            Les prévenus sont poursuivis pour association des malfaiteurs, enlèvement, assassinat, terrorisme, désertion simple, détournement des armes et munitions de guerre.

            La VSV, bien que présente à la première audience sur cette gravissime affaire, continue à réitérer son exigence de voir le dossier transféré à la Haute Cour Miiitaire ou à l’Auditorat Général militaire, seules juridictions habilitées à juger l’Inspecteur Divisionnaire en chef, John Numbi Banza Tambo, premier suspect dans l’ignoble assassinat de Floribert Chebeya Bahizire. Sans remettre en cause son droit à la présomption d’innocence, il aurait dû être arrêté en attendant le déroulement du procès qui pourrait le blanchir ou le condamner à l’instar d’autres suspects.

            En définitive, en tant qu’organisation des droits de I’homme, la VSV exige une fois de plus par principe que les garanties à .un procès juste et équitable lui soient également assurées.

Fait à Kinshasa, le 01 décembre 2010

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme

 

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