Le prix du carburant à la pompe ne sera pas revu à la hausse

0
136

Le ministre d’Etat en charge de l’Economie Nationale appelle la
population congolaise à se tranquilliser, car le prix du carburant à
la pompe ne sera pas revu à la hausse. Joseph Kapika l’a annoncé le
lundi 31 juillet 2017 après une réunion de travail entre les experts
de la présidence, de la Primature, des ministères des Finances, de
l’Economie Nationale, des Hydrocarbures  d’une part et des pétroliers
d’autre part. Au regard des doléances de la profession pétrolière
consistant à revoir le prix du carburant à la pompe à la hausse de
suites des fluctuations observées sur le marché de change et aussi la
créance de l’Etat congolais dûe à leur endroit, le ministre de
l’Economie nationale est parvenu à un accord avec ces hôtes en vue
d’épargner la population congolaise d’une variation de prix.
Les deux parties sont donc parvenues à des concessions : le maintien
du prix du carburant actuel sur le marché concédé au gouvernement
congolais par les pétroliers et des facilités fiscales accordées aux
pétroliers par les autorités du pays.
« Nous avions reçu de la profession pétrolière des demandes de
réajustement des prix et nous nous sommes mis depuis un temps à
négocier avec la profession pour examiner les mécanismes d’éviter un
réajustement, les autres parleraient d’une augmentation régulière des
prix du carburant. Nous avons avec le ministre des Finances,
d’Hydrocarbures, convenu de compenser avec les pétroliers leurs
créances contre certaines facilités du point de vue fiscale.» a
affirmé le ministre d’Etat en charge de l’Economie Nationale
Après cette conclusion de compasations, a-t-il indiqué ils ont
envoyé le dossier au premier ministre qui tenait à avoir un peu plus
d’informations là-dessus.
« Il y a eu échange des correspondances, c’est comme ça que j’ai
convoqué cette réunion au niveau des experts de la présidence, de la
primature, des ministères des Finances, Hydrocarbures, Economie
Nationale et des pétroliers. Nous nous sommes mis d’accord sur la TVA
qui semblait être mal comprise. On en a tenu compte dans le tableau
des compassations. Nous allons faire rapport au Premier ministre ce
soir et au chef de l’Etat de manière à ce que les pétroliers
obtiennent ce qu’ils ont demandé.» a-t-il renchéri.
Le but dans cette démarche étant que prochainement le manque à gagner
dû aux fluctuations de change soit certifié à la fin de chaque mois,
de manière à éviter d’être, devant des chiffres aussi importants, plus
de 100 millions de dollars de dette de l’Etat aux pétroliers.
Avec donc cet accord, l’Etat va donc donner des facilités aux
pétroliers pendant un temps afin que le prix de cette matière première
soit gelée. Selon Joseph Kapika, cela y va de l’intérêt de tous : des
pétroliers et de la nation congolaise.
Revenant sur le contenu des doléances des pétroliers, il sied de
relever que ces derniers avaient saisi le ministre de tutelle non
seulement au sujet de la révision du prix du carburant à la pompe mais
aussi, en revendication du paiement de leur créance par l’Etat
congolais à la suite de sa consommation.
« Nous avons consommé au niveau de certains services de l’Etat plus
qu’il ne fallait. Il y a eu des commandes de carburant notamment quand
il y a des questions troubles dans l’Est du pays. Dernièrement on
venait de le vivre au Kasaï, l’armée en ce moment-là, a besoin d’un
peu plus de carburant, la police aussi, et d’autres services dont je
ne veux pas citer les noms ici. Il y a aussi ce taux de change qui
fluctue, qui fait qu’ils arrivent à des manques à gagne. Donc ils
demandaient que nous puissions payer ces créances là et bien entendu
ils avaient déjà déposé chez moi une demande de révision des prix
c’est comme ça que nous leur avons dit ok pour la créance pendant un
temps, ok pour la prise en charge pendant un temps des manques à
gagner et en échange pas de révision de prix. » a renseigné Joseph
Kapika.
Myriam Iragi