Prison centrale de Makala : « Kamikaze » sème la terreur

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Une situation difficile à imaginer prévaut depuis un certain temps à la Prison Centrale de Makala. Il s’agit de l’événement d’un « patron » autoproclamé des détenus, civils comme militaires. Alors que l’administration pénitentiaire est clairement structurée, avec un Directeur à sa tête ainsi que des adjoints et des agents chargés des taches multiples dont la plus importante est celle de surveillance, alors qu’il existe une organisation interne aux détenus avec un « Gouverneur », un « Vice-gouverneur » et des chefs des pavillons, un condamné à mort est en train d’y semer le bordel.
 
            Bien connu sous l’identité de général « Kamikaze », ce pensionnaire est accusé d’avoir mis en place une administration parallèle qui fait pratiquement tout : obstruction au travail des fonctionnaires du ministère de la justice et des avocats, contrôle et rançonnement des détenus, tamisage des visiteurs, perception d’amendes auprès des prisonniers coupables de violations de ses consignes à lui, etc.
Selon un collectif d’avocats qui est passé dernièrement par la Prison Centrale de Makala, le général « Kamikaze » a eu une violente altercation, d’abord avec des responsables de cet établissement pénitencier qui tentaient de le rappeler à l’ordre, avant d’agresser peu après un colonel de l’auditorat militaire qui y était venu en inspection. Cette agression, indique-t-on, était perpétrée par la milice privée de l’intéressé, essentiellement constituée d’éléments condamnés, comme lui, à la peine de mort. On signale aussi le cas d’un avocat qui a failli se faire tabasser, pour avoir protesté contre le refus de « Kamikaze » de le voir s’entretenir avec un de ses clients.
            On impute également au général « Kamikaze » le manque d’égards envers plusieurs officiers de l’Auditorat militaire général de passage par la Prison Centrale de Makala. C’est maintenant le règne de la terreur dans la cour comme à l’intérieur des pavillons réservés aux détenus.
            Face au comportement anarchique de ce criminel, le commun des mortels interpelle les autorités judiciaires, civiles comme militaires, pour qu’un coup d’arrêt soit rapidement donné au régime anarchique qu’est est occupé à installer le général « Kamikaze ». Le vœu de tous est que cet incivique soit transféré, sans délai, ainsi que tous les délinquants qui l’assistent dans sa sale besogne, vers la Prison militaire de Ndolo, qui vient de subir récemment une cure de jouvence.
            Car, à l’allure où progresse la confusion entre le général « Kamikaze » et les autorités pénitentiaires légales, il est à craindre que le précité puisse fomenter un mouvement de révolte ou une évasion massive des détenus. Il est à espérer que la force reste à la loi que et que « Kamikaze » et sa bande vont d’ici peu être mis hors d’état de nuire. Entre-temps, le climat reste fort vicié à la Prison Centrale de Makala.

                                                                                                                                 Joseph Kimpozo

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