Présidentielle en RDC : Freddy Matungulu est le candidat intègre, selon la presse belge

0
901

Freddy-Matungulu-1140x641En République   Démocratique   du  Congo   (RDC),   il   est considéré comme  cet acteur politique qui a donné au mot « démission » son vrai contenu. Car, en février 2003, refusant de puiser dans les caisses de l’Etat pour se remplir les poches, Freddy Matungulu, alors ministre des Finances, Economie et Budget, va surprendre en
démissionnant de ses fonctions. De retour à Washington, il va retrouver   ses   fonctions   au   Fonds   monétaire   international (Fmi).   En décembre 2014, interpellé par la misère qui sévit dans son pays, il va décider de prendre une retraite anticipée afin de participer au débat politique en RDC.

Initiateur   du   parti   Congo   Na   Biso   (CNB),   Freddy Matungulu   est   cité   parmi   les potentiels candidats à la prochaine présidentielle en République Démocratique du Congo (RDC). Si le peuple congolais lui fait confiance et le place à la tête de l’Etat après la présidentielle de  novembre prochain,  Freddy Matungulu résume son  offre électorale   par   le   mot   VIE.   «V»   comme Vision ;   «I»   comme   intégrité   et   «E»   comme Expérience.

Dans un article intitulé « RDC/Présidentielle : Qui, après Joseph Kabila », le journal belge   La   Libre   Belgique,   sous   la plume   de   notre   consœur   Marie-France   Cross, dresse le portrait de chacun des probables candidats à l’élection présidentielle en RDC.   En   titrant   «Freddy   Matungulu :   l’intégrité»,   la journaliste   belge,   affirment plusieurs observateurs de la scène politique congolaise, ne s’est pas trompée. Car, elle a   dit   tout haut   ce  que   plusieurs   Congolais   pensent   de   l’ancien ministre   des Finances, Economie et Budget. Sur place au pays, l’ancien fonctionnaire du FMI est qualifié de « Monsieur zéro faute».

Témoignages
de ses compatriotes
« Lorsque Monsieur Freddy Matungulu était ministre des Finances, je
suis allée le voir pour négocier le paiement de dettes que le
Gouvernement congolais devrait à des transporteurs aériens… Sur
instruction expresse de mes chefs hiérarchiques, j’ai proposé un
pourcentage au Ministre si jamais les créances étaient payées. Nous
nous sommes séparés sans problème. Cependant, pendant les jours et les
mois qui ont suivi, et jusqu’à sa démission du gouvernement, j’ai
cherché en vain à rencontrer le Ministre. Renseignements pris, le
ministre Matungulu, scandalisé par mes propos, avait  instruit   ses
services  de   me   refuser   toute   nouvelle   entrée  pour
tentative   de corruption…». Ce témoignage a été fait, il y a quelques
mois, par une compatriote (travaillant à l’époque dans une institution
du pays) qui est venue visiter le siège du CNB,   le   parti   créé
par   Freddy   Matungulu.   Dans   ce   pays   où   la   chasse   aux
commissions est devenue un sport national, il faut s’appeler Freddy
Matungulu pour refuser de telles avances.
De   tels   témoignages   sont   légion   en   ce   qui   concerne
le   passage   de   l’ancien fonctionnaire   du   Fonds   monétaire
international   (FMI)   à   la   tête   du   ministère   des Finances.
Pour certains analystes, Freddy Matungulu fait partie de la race de
ces nouveaux   chefs   d’Etat   qui   ne   viennent   pas   au
pouvoir   pour   faire   la   politique politicienne, mais pour
assurer la gestion de la respublica. C’est-à-dire s’attaquer aux vrais
problèmes du pays pour améliorer les conditions de vie de leurs
compatriotes.
Sur la liste, on peut citer, par exemple, Alassane Ouattara (Côte
d’Ivoire), Macky Sall (Sénégal)…