Présidentielle de décembre 2018 : Tryphon Kin Kiey candidat

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Tryphon Kin-kiey Mulumba, ministre des postes, Télécommunication et NTIC le 24/08/2012 au studio de Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Tryphon Kin-kiey Mulumba, ministre des postes, Télécommunication et NTIC le 24/08/2012 au studio de Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Tryphon Kinkey Mulumba a déposé, hier mardi 7 août au siège de la
Centrale électorale, sa candidature à l’élection présidentielle prévue
au mois  décembre de l’année en cours. Avec le dépôt de la candidature
du président de PA, la famille politique du chef de l’Etat, qui
donnait jusqu’à l’impression d’être unie pour s’aligner derrière le
dauphin qui sortirait de Kingakati, vient de connaitre une nouvelle
fissure, après celles provoquée par les ténors du G7 (Katumbi, Lumbi,
Mwando, Kamitatu, Kuyungu, Lutundula, Endundo, Banza) en 2015 .

L’intéressé a déclaré à la presse qu’il n’a jamais été signataire de
la charte du Front Commun pour le Congo (FCC), plate-forme  née à
Pullman pour soutenir le dauphin qui sera désigné par l’autorité
morale de la Majorité, Joseph Kabila, pour la course présidentielle.
L’élu de Masimanimba n’a pas vu de bon œil  la présence des ministres
issus de l’opposition au sein du Front Commun pour le Congo. En
réaction, il a résolu de se présenter à l’élection présidentielle en
électron libre.
Pour lui, les opposants qui ont rejoint le FCC n’aucun poids politique.
Il a accusé la majorité parlementaire d’avoir échoué à opérer une
révision constitutionnelle   pour un troisième mandat Joseph Kabila,
tel que voulu par son mouvement politique dénommé « Kabila désir ».
Le regroupement politique, Alliance des Bâtisseurs pour un Congo
Emergent (ABCE), membre du FCC dont le patron du Soft est vice
président, n’a pas tardé pour désapprouver et condamner cette démarche
aux antipodes de sa position sur la question de la candidature à la
présidence  de la République.
Selon  un communiqué rendu public par Jean Marie Bulambo, une réunion
extraordinaire de la conférence des présidents  l’ABCE est convoquée
d’urgence pour statuer sur les mesures appropriées à la démarche de
son premier vice président Tryphon Kin Kiey Mulumba.
Eric Wemba