Présidentielle de décembre 2018 : Katumbi, F. Tshisekedi, Bemba, Muzito… et peut-être Kabila dans la course

0
623

La CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) ouvre officiellement, ce mercredi 25 juillet 2018, le Bureau de Réception et Traitement des Candidatures à l’élection présidentielle ainsi qu’aux élections législatives nationales du 23 décembre 2018, à son siège situé sur le boulevard du 30 juin, dans la commune de la Gombe. Sa clôture devrait intervenir, sauf imprévu, le mercredi 8 août. Dans
cette fièvre préélectorale, la curiosité de tous va se focaliser sur
les aspirants à la fonction présidentielle.

A ce stade, les présidentiables déjà investis par leurs partis ou
regroupements politiques s’appellent Moïse Katumbi (Ensemble), Félix
Tshisekedi (UDPS et Alliés), Jean-Pierre Bemba (MLC et Alliés), Martin
Fayulu (Ecidé), etc. Bien que n’ayant pas encore reçu l’onction
officielle de son parti, le Palu, Adolphe Muzito a déjà annoncé ses
ambitions pour la magistrature suprême, largement soutenu dans sa
démarche par la « base » interne et la « diaspora ».
Muet jusque-là sur son avenir politique, Joseph Kabila, le président
sortant, est pressenti, par l’opinion tant nationale qu’internationale
comme candidat à sa propre succession. Au vu de la pré-campagne
électorale que des cadres de la MP (Majorité présidentielle) et du FCC
(Front Commun pour le Congo) battent autour de sa personne et de la
non-désignation de son dauphin jusqu’à la date de l’ouverture du dépôt
des candidatures pour la présidentielle, il n’est pas exclu qu’il se
positionne comme le candidat de ces deux plates-formes politiques à la
compétition électorale du 23 décembre 2018.
La liste des candidats à la haute direction du pays va-t-elle être
longue (30 prétendants) comme en 2006 ou courte (11 compétiteurs)
comme en 2011 ? Il est difficile de le savoir. Mais au regard de la
longue liste des partis (599) et regroupements politiques (79) agréés
par le ministère de l’Intérieur pour les élections présidentielle,
législatives nationales et provinciales de cette année, il y a fort à
part que la barre de 30 candidats à la succession de Joseph Kabila
sera franchie.

Conditions d’éligibilité

– Etre de nationalité congolaise (d’origine pour le Président de la
République) ;
– Etre âgé de 30 ans au moins pour le candidat Président de la
République et 25 ans révolus pour le candidat député national à la
date de clôture du dépôt de candidature ;
– Jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques ;
– Ne pas se trouver dans un des cas d’exclusion par la loi électorale ;
– Avoir la qualité d’électeur ou se faire identifier et enrôler lors
du dépôt de sa candidature ;
– Etre titulaire d’un diplôme d’études supérieures ou universitaires
ou justifier d’une expérience professionnelle d’au moins cinq ans dans
le domaine politique, administratif ou socio-économique.
Cas d’inéligibilité

– Les personnes privées de leurs droits civils et politiques par
décision judiciaire irrévocable ;
– Les personnes condamnées par décision judiciaire irrévocable pour
crimes de guerre, crimes de génocide et crimes contre l’humanité;
– Les personnes condamnées par un jugement irrévocable du chef de
viol, d’exploitation illégale des ressources naturelles, de
corruption, de détournement des deniers publics, d’assassinat, de
torture, de banqueroute et les faillis ;
– Les personnes frappées d’une incapacité mentale médicalement prouvée
au cours des cinq dernières années précédant les élections ;
– Les fonctionnaires et agents de l’Administration publique ne
justifiant pas, à la date limite du dépôt des candidatures, du dépôt
de leur demande de mise en disponibilité ;
– Les mandataires actifs dans les établissements publics et sociétés
du portefeuille ne justifiant pas, à la date limite du dépôt des
candidatures, du dépôt de leur lettre de démission ;
– Les magistrats qui n’auront pas donné la preuve, à la date limite du
dépôt des candidatures, du dépôt de leur lettre de mise en
disponibilité;
– Les membres des Forces Armées et de la Police Nationale congolaises
qui n’auront pas donné la preuve, à la date limite du dépôt  des
candidatures, de leur démission acceptée ou de leur mise à la retraite
;
– Les membres du Conseil économique et social, du Conseil Supérieur de
l’Audiovisuel et de la Communication, de la Commission Nationale des
droits de l’Homme, du Conseil National de Suivi de l’Accord et du
Processus électoral, de la Cour des Comptes, qui n’auront pas donné la
preuve, à la date limite du dépôt des candidatures, de leur démission
ou de leur mise à la retraite ;
– Les membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante à
tous les niveaux, y compris le personnel.

NB. – Frais de dépôt de candidature pour le candidat Président de la
République : 160.000.000 FC (plus ou moins 100.000 dollars américains)
;
– Frais de dépôt de candidature pour la députation nationale :
1.600.000 FC (plus ou moins 1000 dollars américains).
Kimp