Présidentielle : cinq candidats déjà !

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Cette fois, c’est sûr. Il y aura du monde à la prochaine présidentielle !

Même si « Monsieur 504 jours » hésite encore et ne cesse de multiplier des obstacles destinés à justifier de nouveaux glissements, les Congolais lui envoient un seul message : les élections ! Rien que les élections !

Déjà, cinq candidats ont publiquement exprimé leurs ambitions. Elles sont toutes présidentielles et  promettent une vie meilleure, grâce à une bonne structuration de la société, une utilisation rationnelle des deniers publics et un développement intégré de l’espace national.

Dr Tshiani, Freddy Matungulu, Moïse Katumbi, Martin Fayulu et Alain-Daniel Shekomba, puisque c’est d’eux qu’il s’agit,  croient tous à un nouveau destin pour ce pays qui a déjà connu des jours meilleurs. Pour eux, le recul actuel ne doit pas être considéré comme une fatalité,  parce qu’il est lié au laxisme et à l’absence de volonté de combattre le mal à la racine. Demain, il va falloir faire les choses autrement, en plaçant l’homme au centre des préoccupations des gouvernants et en prenant des initiatives qui récusent l’enrichissement sans cause et qui privilégient la bonne santé collective. 

          En attendant que d’autres candidats se déclarent, Noel Tshiani bat déjà campagne sur son plan Marshall appelé à mettre le Congo debout dans les meilleurs délais. A la manière de l’Allemagne détruite par les bombes pendant la deuxième guerre mondiale mais qui s’est relevée cinq ans après,  au début des années cinquante, pour constituer en 1957 la Communauté Economique Européenne (l’ancêtre de l’actuelle Union Européenne) avec la France, l’Italie, les Pays-Bas et le Benelux, les autres candidats avancent prudemment leurs idées, en attendant la période de la confrontation des programmes. 

 

        C’est cette période de confrontation des programmes que tous les Congolais attendent de pied ferme. Parce qu’après avoir été chosifiés par des politiciens qui ne vont au pouvoir que pour agrandir leur parc des véhicules 4×4, ils veulent, avant le prochain choix, savoir à qui ils ont réellement à faire. C’est pour cette raison que les organisations citoyennes ont décidé de s’investir dans l’éducation civique en vue de mettre fin au système d’escroquerie qui veut que les voleurs succèdent à d’autres voleurs.

        Il est temps que les choses changent. D’autant plus qu’au lieu de l’émergence annoncée par Mapon Matata, c’est une véritable descente aux enfers connaît le pays. Dans la capitale Kinshasa par exemple, l’air est devenu irrespirable et quatre-vingt-dix pourcents des routes sont dans un état plus que piteux. L’eau et l’électricité sont rationnées et les nuits des kinois sont agrémentées par des orchestres gigantesques des moustiques.

        Comment, dans un tel contexte, échapper aux maladies naguère éradiquées ? Si la situation est si déplorable au chef-lieu des institutions nationales, que peut-on penser de nos provinces ? Le démembrement des anciennes provinces pour porter leur nombre à 26 a démontré les limites de la volonté politique des gouvernants. Chacun a voulu être roitelet dans son village alors que l’important était de viabiliser d’abord les provinces qui existaient.

        Le mal est profond et c’est pour cette raison que les Congolais se battent pour le renouvellement des intelligences dans les institutions du pays. Il y a trop de sclérose politique que seul le choix du peuple souverain peut soigner. Le message est destiné à Corneille Nangaa. Pourra-t-il l’entendre et, surtout, le saisir ?

L.P.

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