Président de l’Association congolaise des médias d’informations en ligne : Patient Ligodi affiche ses ambitions

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Image171951-592x296-1446544890Elu pour un mandat d’une année à la tête de l’Association des médias d’informations en ligne en RDC ( MILRDC), le président du groupe Next Corp-ACTUALITE.CD, Patient Ligodi, va présenter le plan d’action de cette plateforme pour cette année le dimanche 19 février 2017.
 
Ayant vu le jour le dimanche 12 février dernier, l’organisation s’est fixée comme objectif la promotion et la défense de la production et l’accès à l’information en ligne pour tous dans notre pays. Les animateurs de son conseil d’administration ont été désignés à l’unanimité par l’Assemblée générale rehaussée par la présence de 25 participants provenant de 12 médias en ligne. 
D’ores et déjà, Patient Ligodi a fait noter que sa priorité reste la professionnalisation du secteur de la presse en ligne en RDC. « Il faut reconnaitre qu’aujourd’hui, les médias d’informations en ligne font partie intégrante du paysage médiatique. En dépit du faible taux de pénétration d’internet, les Congolais sont de plus en plus nombreux à recourir aux médias en ligne comme l’une des sources d’informations. Il se trouve cependant que le secteur n’est pas vraiment réglementé. On y trouve des professionnels et des non professionnels. L’une des tâches sera d’orienter davantage les professionnels formés à investir le web informatif. Il nous faut crédibiliser davantage les médias d’informations en ligne par la rigueur éditoriale et déontologique. Aujourd’hui, ce sont les technologies qui drivent les habitudes de consommation et de production de l’information. Les journalistes congolais doivent s’y faire. Il faut aller chercher le public où il se trouve. Et il se trouve que le public passe plus de temps avec son smartphone que devant la télévision ou à côté de sa radio. On doit être réaliste et rapidement s’adapter » a-t-il longuement expliqué.
La deuxième priorité, c’est la création de startups journalistiques. Pour lui, il faut redonner le goût du journalisme aux étudiants en formation car aujourd’hui, le métier ne fait plus rêver. « C’est un danger pour la démocratie et la liberté de la presse. Il faut raviver la flamme et orienter les jeunes vers les nouveaux métiers d’informer » a-t-il appuyé. Puis d’ajouter que l’autre versant de cette priorité est la mutation numérique des médias traditionnels ou classiques.
            En clair, cet expert en communication soutient qu’il nous faut assister les médias traditionnels à s’adapter au contexte actuel de production et de consommation de l’information. « Cela passe par la formation ou la remise à niveau et/ou injection des nouvelles unités aptes au numérique. La troisième priorité, c’est la viabilisation des médias d’information en ligne. Pour assurer leur indépendance, ces médias doivent être viables économiquement. Quand on regarde l’investissement publicitaire qui se fait par les banques et les télécoms pour la publicité en ligne, on remarque que c’est impérieux de se professionnaliser pour arriver à capter la publicité et d’autres formes des dépenses axées sur la communication », a-t-il martelé. *
 
Les moyens sont-ils disponibles pour les concrétiser?
            A cette interrogation, Patient Ligodi répond clairement : «  Les moyens ? On va les créer. On a l’obligation de ne pas échouer. Le monde nous regarde et les générations futures seront sans pitié envers nous. On a la responsabilité de trouver ces moyens ».
            Aux webjournalistes, il a déclaré que c’est le moment de travailler. « Notre démocratie attend beaucoup de nous, la profession attend beaucoup de nous ».
            Enfin, aux autorités, le Directeur d’ACTUALITE.CD a rappelé qu’aujourd’hui, le développement, c’est aussi et surtout l’économie immatérielle. « Cette économie immatérielle passe par le numérique. On ne peut pas aujourd’hui faire un plan de développement en ignorant le numérique. C’est le moment de bâtir des technopoles, des zones et des projets de développement par le numérique. Partout ailleurs on vend le service plutôt que l’accès à internet, je pense que c’est la voie à suivre. Ce n’est pas demain, c’est aujourd’hui », a-t-il conclu.
 
Tshieke Bukasa