Préparatifs d’une rébellion en Ituri : Katumbi prêt à traduire ses détracteurs en justice

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Accusé dans une communication de la police nationale congolaise de préparer une rébellion à partir de la province d’Ituri pour prendre le pouvoir par un coup d’Etat, Moise Katumbi vient d’instruire ses avocats afin qu’ils suivent attentivement ce dossier monté, selon lui,
de toutes pièces.

L’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga demande à sa défense de saisir le cas échéant les juridictions compétentes pour diffamation et imputation dommageable.

L’annonce de la plainte de Katumbi contre ses pourfendeurs a été faite hier jeudi 10 mai 2018 par le porte-parole de l’Ensemble, Jean Bertrand Ewanga, à l’issue d’une réunion du bureau   politique de la plateforme qui soutient la candidature du président de tout puissant
Mazembe à la présidentielle du 23 décembre.

Présidée par son vice-président , Pierre Lumbi assisté de son Secrétaire Général, la réunion du bureau politique de l’Ensemble qui a duré plus de 5 heures, a connu la participation de Christophe Lutundula, Cherubin Okende , Moise Moni Della , Christian Mwando et d’autres sociétaires du groupement politique pro-Katumbi née en Afrique du Sud.

DECLARATION POLITIQUE DU BUREAU POLITIQUE DE «ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT»

Le Bureau politique de « ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT» s’est réuni ce
jeudi 10 mai 2018 sous la conduite du Vice-président, Monsieur Pierre
LUMBI OKENGO, afin d’examiner la question politique d’actualité à la
suite de la communication de la Police Nationale congolaise relative à
la préparation d’une rébellion imputée au Président Moise KATUMB!
CHAPWE, candidat de ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT à l’élection
présidentielle.
A l’issue de cet examen, le Bureau Politique de «ENSEMBLE POUR LE
CHANGEMENT » fait la déclaration politique dont la teneur suit:
Mesdames et Messieurs les journalistes,
1. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT dénonce cette énième cabale
politico-judiciaire montée grossièrement par le régime de Joseph
Kabila contre son leader et candidat à la prochaine élection
présidentielle, Moïse KATUMBI CHAPWE, toujours dans le seul but de lui
nuire et de l’empêcher de jouir de la plénitude de ses droits
politiques garantis par la Constitution de la République.
2.Cette nouvelle accusation grave et ridicule portée avec une légèreté
déconcertante contre Moïse Katumbi Chapwe, après celles aussi
farfelues de recrutement des mercenaires, d’escroquerie immobilière
et, il y a quelques semaines, de détention d’une nationalité
étrangère, prouve, une fois de plus, le désarroi et l’acharnement du
Chef de l’Etat sortant ainsi que de ses partisans contre le leader
d’ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT, candidat tant redouté par eux et qui
passe pour l‘un des plus grands obstacles à leur projet criminel de
changer la Constitution de la République et d’organiser des élections
frauduleuses pour se maintenir au pouvoir.
3. Elle constitue en même temps le signe évident que le Président
sortant et son gouvernement n’entendent point décrisper la situation
politique en vue de la tenue, le 23 décembre prochain, des élections
transparentes, inclusives, crédibles et apaisées, ni renoncer à
l’instrumentalisation des institutions de la République pour régler
les comptes aux opposants, dans la pure tradition des régimes
dictatoriaux, et dévoyer le processus électoral en mettant ainsi un
terme à la démocratie dans notre pays.
4. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT stigmatise le fait qu’au lieu de
demeurer le garant de l’ordre public démocratique, de la sécurité des
personnes et des biens et l’auxiliaire impartial de la justice, en
RDC, la Police nationale se mêle de plus en plus du jeu politique.
5. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT rappelle aux Policiers et autres Agents
de l’Etat le devoir qu’il leur incombe de ne pas obéir à un ordre
manifestement illégal étant entendu qu’en vertu de l’article 28 de la
Constitution de la République, tout individu, tout agent de l’Etat est
délié du devoir d’obéissance lorsque l’ordre reçu constitue une
atteinte au respect des droits de l’homme et des libertés publiques.
6. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT attire, en effet, l’attention des
détenteurs de l’autorité publique en général et, en particulier, celle
des responsables de la justice et de la police sur le fait que les
actes que chacun pose engagent non seulement la responsabilité de
l’Etat, mais aussi la sienne propre. Il en répondra, par conséquent,
tôt au tard.
7. En tout état de cause, le Président Moise KATUMBI CHAPWE informe
l’opinion qu’il a déjà instruit ses avocats afin qu’ils suivent
attentivement ce dossier monté de toutes pièces et le cas échéant,
ceux-ci saisiront les juridictions compétentes pour diffamation et
imputations dommageables.
8. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT et Moïse KATUMB! CHAPWE rassurent le
peuple congolais qu’ils ne se laisseront jamais intimider ni
décourager par le pouvoir. Ils poursuivront sans relâche ni faiblesse
le combat pour le respect de la Constitution, l’Etat de droit et le
changement en vue de l’édification d’un Congo nouveau et du bien-être
des Congolais,
9. Ce combat demeure non violent et démocratique comme l’a si bien
affirmé Moïse KATUMB! lui-même en ces termes: « N’en déplaise au
régime qui cherche par tous les moyens à m’écarter de la
présidentielle, mon combat est et restera pacifique ….. », fin de
citation.
10. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT exige que ceux qui gouvernent le pays
s’attèlent à soulager la misère de la population et à créer les
conditions optimales de la tenue des élections le 23 décembre 2018, au
lieu de continuer à défier le Peuple congolais et la communauté
internationale et à exceller dans des distractions de très mauvais
goût qui, par ailleurs, cachent mal leur incapacité notamment de
mettre fin à l’insécurité endémique à l’Est du pays et d’ éteindre le
foyer de tension cyniquement rallumé en lturi.
11. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT et son leader, Moïse KATUMBI CHAPWE
réaffirment qu’ils sont prêts pour les élections et n’accepteront
aucun autre report des élections auquel la Majorité présidentielle,
sans bilan ni offre politique nouvelle ni candidat à la présidence de
la République, s’évertue à conduire le pays.
12. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT réitère ses appels aux Congolais de ne
point baisser la garde et de se mobiliser toujours davantage pour
revendiquer par des actions pacifiques la décrispation politique, la
tenue des élections transparentes, inclusives et crédibles le 23
décembre de cette année, ainsi que le plein exercice de leurs droits
et libertés fondamentaux.

Kinshasa, le 10 mai 2018

Pour ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT
Le Porte-Parole
Honorable Jean-Bertrand EWANGA