Poursuivi pour viol sur mineure : un sujet belge soutenu par sa victime

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justice-balanceSiégeant hier publiquement et contradictoirement en matières pénales, le tribunal de Grande instance de Matete a démarré l’examen de l’infraction de viol sur mineure. Un ressortissant belge, Jean-Raymond Gridelin âgé de 60 ans face à une jeune fille âgée de 17 ans.
Assisté par ses avocats dans la présente cause, tout en se reconnaissant mineure car née il y a dix-huit ans, la fille a avoué devant la barre être porteuse d’une grossesse dont l’auteur est le prévenu Jean Raymond Gridelin. Le plus curieux est que cette fille a contesté le viol comme le soutient l’organe de la loi devant ses propres parents scandalisés et qui s’étaient présentés comme partie civile dans ce procès. Ce, avant de se désister dans l’espoir de sauver l’auteur de sa grossesse.

Le fait d’être porteuse d’une grossesse ne constitue en rien une infraction qui mérite d’être réprimée par l’officier du ministère public en tant qu’organe poursuivant, ce serait un acharnement de la part du garant de l’ordre public car, la fille n’a pas porté publiquement plainte, a déclaré l’un de ses avocats.
Argument rejeté par l’officier du ministère public qui a estimé ne pas être lié par ce désistement. Pour lui, la partie civile est mineure et affirme être porteuse d’une grossesse du prévenu. La victime n’est pas responsable des actes qu’elle a posés. En outre, a ajouté le ministère public, le fait d’avoir signé une convention avec Jean Raymond Gridelin reniant l’infraction de viol sur mineure, témoigne qu’elle n’est pas responsable des actes qu’elle pose et confirme qu’elle n’est pas encore capable pour s’assumer.

Le prévenu et la partie civile disparaissent

Pour raisons d’une bonne administration de la justice ou autres motifs quelconques qui n’ont pas été dits publiquement, l’organe de la loi a sollicité et obtenu  du tribunal la suspension de l’audience. Le prévenu Jean Raymond ainsi que la fille porteuse de sa grossesse en ont profité pour quitter la salle pour se rafraichir. On ne les a plus revus.
Approché, l’un de ses avocats a réagi en ce termes : « le prévenu est de nationalité belge. En tant que tel, il a ressenti un malaise dû à la chaleur qui prévalait dans la salle d’audience. Cela étant, il a été évacué d’urgence vers un centre de santé de la Capitale». Quant à son avocat, surpris par son absence, il a aussi soutenu qu’elle a accompagné le prévenu.
Placé dans des conditions qui ne permettent plus la poursuite de l’instruction, le tribunal a renvoyé le dossier à la huitaine. De commun accord avec toutes les parties, les juges ont exigé la comparution personnelle non seulement du prévenu mais aussi de la partie civile, dont les parents et leur fille aujourd’hui porteuse d’une grossesse car tenus de répondre à certaines préoccupations du tribunal.
Yves Kadima

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