Pour rétablir la vérité historique et tordre le cou aux mensonges : le Phare a rouvert les archives sur l’assassinat de Lumumba

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A la suite d’une campagne mensongère gratuite, maladroite et d’intoxication intolérable menée depuis quelque temps par certains médias nationaux pour déformer l’histoire de ce pays, le Phare a rouvert des archives déclassifiées pour rétablir cette vérité historique. Dans son travail de recherche de la vérité, le Quotidien de l’Avenue Colonel LUKUSA a la primeur de publier l’interview d’un chercheur belge en l’occurrence Ludo De Witte dont les résultats des travaux ont contraint le Sénat belge à mettre sur pied une commission chargée de rétablir les responsabilités de tous ceux qui ont trempés de loin ou de près dans cet assassinat ignoble du tout premier ministre du Congo indépendant. Des personnalités encore vivantes, notamment Justin-Marie BOMBOKO, Victor NENDAKA, Albert NDELE Bamu, KIBWE furent longuement entendue par cette commission sénatoriale. Des archives que le Phare vient de publier furent consultées pour reconstituer les péripéties de ce crime contre l’humanité.
Les milieux qui s’adonnent depuis peu à la falsification des faits historiques vérifiables et vérifiés croient que depuis l’accession de notre pays à la souveraineté internationale, ce pays n’a pas d’histoire et que des archives n’existent plus. Pire, que des témoins oculaires ont disparu de la scène, que des chercheurs étrangers ont mis une croix sur ce pays béni des dieux. Bref, le Congo est une « terra incognita » et ils sont les seuls à détenir la vérité historique.

Pour avoir prononcé un discours aux accents nationalistes le jour de la proclamation de l’indépendance au Palais de la Nation devant le Roi Baudouin Ier et toutes les autorités de la puissance coloniale et du pays, Patrice Emery LUMUMBA était loin de s’imaginer qu’il venait là de signer son arrêt de mort. Cependant, malgré ce ton jugé excessif et attentatoire par les milieux officiels belges et ses adversaires politiques, le tout premier ministre de ce pays ne méritait pas du tout un tel sort cruel et lâche.

Depuis ce jour-là, LUMUMBA va être l’objet d’une campagne systématique d’intoxication mensongère distillée particulièrement par les membres de ce fameux groupe de Binza qui ne juraient que par son élimination physique avec la bénédiction des milieux officiels belges. La machine de son élimination fut mise en marche et, pour ce faire, l’on intéressa les américains grâce aux documents falsifiés et fallacieux fabriqués à dessein pour le présenter comme un élément dangereux au service de l’Union Soviétique. Des accusations gravissimes pendant cette période de guerre froide entre Washington et Moscou. Voilà comment le sort du tout premier ministre du Congo fut scellé.

L’implication très active de la C.I.A.

En publiant les archives authentiques déclassifiées relatives à l’implication de la Centrale Américaine chargée de la sécurité extérieure dans les préparatifs et l’exécution physique de LUMUMBA. Le Phare tient à rétablir la vérité historique mise à mal par certains médias nationaux en cette période très sensible car préparatoire des élections présidentielle et législatives de novembre prochain.

Les archives que le quotidien de l’Avenue Colonel LUKUSA vient de publier ont l’avantage de citer des noms des personnalités étrangères et nationales impliquées dans les préparatifs et l’assassinat de LUMUMBA. Les lieux des rencontres, les déclarations des hommes politiques nationaux et étrangers ainsi que celles des agents des services de sécurité américaine, les coupures des journaux ayant relaté les péripéties de cet assassinat crapuleux, les messages télégraphiques, les noms des compagnies aériennes commerciales privées et même les numéros d’immatriculation des aéronefs ayant été pris en location pour effectuer le transfert de LUMUMBA et ses deux compagnons d’infortune de Mweka au Kasaï Occidental vers Kitona et ensuite vers Elisabethville et surtout la descente de Joseph MOBUTU, alors Chef d’Etat Major Général de l’Armée Nationale Congolaise jusqu’à la base militaire de Thysville ou Mbanza Ngungu pour y extraire LUMUMBA, en le trompant avoir été mandaté par le président KASA VUBU pour le ramener jusqu’à Léopoldville pour reprendre ses fonctions de Premier ministre.

Au lieu de la capitale politique, le petit porteur prendra la direction de Moanda où un avion de marque DC 3 va charger les trois infortunés pour les conduire vers Elisabethville où ils furent torturés à mort par des militaires katangais et belges avant d’être massacrés quelque part dans la brousse. Cela, sous les yeux des ministres de l’Etat sécessionniste du Katanga, notamment Godefroid MUNONGO, KIBWE, KITENGE, etc. Lesquels tenaient informé Moïse TSHOMBE, président de cet Etat.

Il est donc établi que la CIA avec la complicité très active de Joseph KASAVUBU, MOBUTU, NENDAKA et BOMBOKO a été l’architecte de tout le plan, notamment la révocation illégale de LUMUMBA, sa traque, son arrestation à Mweka, son transfert vers Elisabethville et son assassinat. Des personnalités officielles américaines se recrutant jusqu’au bureau Ovale de la Maison Blanche sous Eisenhower ont été mis à contribution pour exécuter ce plan diabolique. En recourant aux services des diplomates américains en poste à Léopoldville.

Le Sénat belge entre en jeu

C’est grâce aux travaux de recherche menés par Ludo De Witte sur cet assassinat que le Sénat belge fut contraint à mettre sur pied une commission chargée de rétablir la vérité et surtout les responsabilités de toutes les personnalités et les organes ayant trempé de près ou de loin dans cette triste affaire. Justin-Marie BOMBOKO, Victor NENDAKA, Albert NDELE Bamu, KIBWE furent entendus longuement par cette commission sur la base des éléments tirés des archives que Le Phare a eu la primeur de publier tout au long de cette semaine. Contrairement aux allégations mensongères diffusées par certains médias locaux sous l’œil complaisant de l’organe de régulation et des autorités administratives et politiques, Etienne TSHISEKEDI, qui est toujours en vie mais que l’on cherche à incriminer sur la base des documents fallacieux et falsifiés n’a jamais été convoqué par cette commission sénatoriale belge.

De deux, pendant la Conférence Nationale Souveraine, le leader de l’UDPS n’a jamais été convoqué par la commission des assassinats dont certains membres influents et se proclamant lumumbistes de première heure, cherchent aujourd’hui à falsifier l’histoire car à court d’argument pour salir la réputation de celui-là même qui avait contribué, au péril de sa vie, à sauvegarder l’unité du pays après les Accords de Cascades conclus dans la clandestinité. C’est grâce à cet homme que le Congo fut sauvé de la partition de fait suite à ces accords conclus nuitamment dans une chambre de l’Hôtel des Cascades entre le gouvernement de Kinshasa et le MLC.

Après les auditions de ces hommes impliqués jusqu’au cou dans l’assassinat de patrice Emery LUMUMBA et face aux archives déclassifiées, le Sénat présenta les excuses officielles du Royaume de Belgique. Aussi curieux que cela puisse paraitre, ceux qui s’efforcent à salir à tord et par des mensonges la réputation du leader de l’UDPS n’ont jamais introduit une quelconque plainte devant les instances judiciaires internationales pour réclamer des réparations. Et pourtant ils occupent des fonctions officielles importantes pouvant leur permettre de parler es-qualité, en se targuant d’avoir subi des préjudices moraux, psychologiques, matériels et financiers.

F.M.

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