Ponts sur la 1re rue : le pire est à venir !

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Ce qu’on redoutait est finalement arrivé ! Considérée comme un facteur de bonheur suivant un vieil adage, la pluie ne fait pas l’unanimité à Kinshasa, du fait que sa tombée se transforme en calvaire pour certains. Cette fois-ci, il n’y a pas que ceux qui habitent le long des rivières urbaines ou dans des endroits exposés aux inondations qui ont été frappés. Les dégâts causés par la pluie de mardi dernier, ont  retardé l’élan pris par les travaux de construction du premier pont sur l’un des petits boulevards au niveau de la 1ère rue Limete. Imposant ainsi la remise du compteur à zéro ou tout au moins le retardement dans l’avancée des travaux, parce qu’il faudra encore recommencer l’évacuation des eaux en vue de sécher l’espace où l’on devra couler le bêton. Ce, alors qu’on avait déjà coulé la semelle de soutien et qu’on s’apprêtait à s’attaquer aux travaux de la poutre, lorsque la pluie est venue tout perturber, s’est exclamé en larmes l’un des ingénieurs affecté à ce chantier.

Le lendemain, les architectes et ouvriers se sont trouvés obligés de tout revoir. Car, outre l’évacuation des eaux, il faudra s’atteler au renforcement des digues en sacs de sable du fait que la puissance de ces eaux de pluie a emporté quelques sacs, avec pour conséquence  la baisse du niveau qui ne peut plus tenir, si jamais on ne le remontait. Ce qui exige non seulement des dépenses supplémentaires, mais également la révision du temps probable pour la fin des travaux.

Pour les observateurs, le pire est à venir parce que le gros des précipitations, se signale souvent vers les mois d’avril et mai avec les dernières grandes pluies ravageuses qui clôturent la saison avant le début de la saison sèche. A part l’eau qu’on peut facilement évacuer grâce à l’utilisation des motos-pompes, les travaux risqueront de connaître un retard à cause de la saleté qui accompagne l’eau. Car si jamais on n’y prend pas garde, la résistance de toutes ces routes risque d’être éphémère à cause de la stagnation des eaux après la pluie, aucune chaussée ne peut résister longtemps quel que soit son état.

Il appartient aux autorités d’appliquer la méthode forte, celle que les Kinois semblent entendre pour mettre un terme à cette honteuse culture qui avait fait que notre capitale soit classée comme la ville la plus sale du monde.

Du côté des riverains, la situation était pire. Les habitations sont demeurées sous les eaux jusqu’à la tombée de la nuit, alors que la pluie s’était pratiquement arrêtée autour de 16 heures. C’est aussi un autre casse-tête pour les dirigeants qui doivent prendre leurs responsabilité pour sauver les vies humaines, plutôt qu’assister indifférents au calvaire à répétition de ces populations. 

Dominique Mukenza  

 

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