Pont Route-Rail Brazzaville-Kinshasa : début de restitution des rapports de la 1ère phase de l’étude

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Le ministre congolais de l’Aménagement du Territoire, Urbanisme, Habitat, Travaux Publics, Infrastructures et Reconstruction,  Fridolin Kasweshi Musoka, a conduit une délégation de la RD Congo composée des ministres du Plan et des Transports et Voies de communication, à l’atelier de restitution des rapports de la première phase de l’étude du pont route-rail Brazzaville-Kinshasa et du prolongement  du chemin de fer Kinshasa-Ilebo. Ouverts à Brazzaville le 27 novembre 2012, ces travaux  se clôturent le vendredi 30 novembre 2012.

Ce projet est financé par la Banque africaine de développement, alors que la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) en est l’organe d’exécution.

Dans son discours de circonstance, le ministre Fridolin Kasweshi Musoka a rappelé que les coûts des transports de surface des marchandises en Afrique Centrale sont trois fois plus élevés qu’en Afrique Australe à cause notamment de l’insuffisance des infrastructures de transports. Le moment est donc venu pour que les pays de l’Afrique Centrale s’organisent pour disposer d’un nombre important d’infrastructures pour pallier ces insuffisances. C’est dans ce cadre qu’il faut situer le Premier Programme Prioritaire du Plan Directeur Consensuel des Transports en Afrique Centrale (PDCT-AC) et le Plan d’Actions Prioritaires du Programme de Développement des infrastructures en Afrique Centrale (PIDA). La République Démocratique du Congo ne ménagera aucun effort pour participer à la matérialisation des projets de développement des transports dans la région Afrique Centrale, qui constituent la condition sine qua none de son développement et de son essor.

Les projections ont également démontré que dans la perspective de la croissance continue de l’économie de l’Afrique Centrale, les échanges commerciaux de la région à travers les ports de Matadi, de Pointe Noire et de celui en eau profonde à construire à Banana ne pourront se passer de la matérialisation du projet de construction du pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa et le prolongement du chemin de fer Kinshasa -Ilebo. La récente étude du transport en Afrique Centrale à travers la route Transafricaine numéro trois (TAH3) a en effet démontré que le pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa est appelé à jouer un rôle de régulation et de répartition complémentaire de trafic entre le port de Pointe Noire et le futur port en eaux profondes de Banana.

Malgré une conjoncture difficile et des défis auxquels la RDC doit faire face, Kinshasa accorde une grande importance à l’aboutissement du projet de l’étude pour la  construction du pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa et le prolongement du chemin de fer Kinshasa – Ilebo ainsi que l’engagement pour le développement commun de nos pays, à travers leurs infrastructures de transports notamment, devant demeurer continu et permanent.

L’enjeu de l’atelier de restitution des rapports de la première phase de l’étude, a rappelee M.Kasweshi, est d’arriver à harmoniser les vues par consensus sur le choix d’un même site, entre le site amont (Maluku), le site dit « gare à gare » et le site aval (Ngombé) concernant  le volet pont route-rail, au vu des intérêts socio-économiques de nos deux pays.

Il en est de même pour le choix à  proposer sur le tracé du chemin de fer Kinshasa-Ilebo, entre le tracé Nord passant par Bandundu-ville et le tracé Sud passant par Kenge-Masimanimba-  Kikwit-Tshikapa et autres agglomérations.

Ces choix devront permettre la poursuite de la seconde phase de l’étude par la réalisation des avant-projets détaillés et des dossiers d’appel d’offres en vue de permettre de passer à la phase de la réalisation des travaux grâce notamment à l’apport de nos partenaires techniques et financiers, parmi lesquels figurent la Banque Africaine de Développement, l’Union européenne et la Coopération japonaise ici présents.

Monsieur Kasweshi a exhortee les experts à ne pas limiter leurs réflexions seulement à la situation économique actuelle des deux pays, mais à ternir compte des projets en cours de réalisation, des perspectives à moyen terme et des projections à long terme. Ne limitez donc pas vos analyses au seul critère de coût de l’investissement, mais tenez également compte de ce que sera le développement des activités économiques de nos deux pays  à l’horizon 2030 et du rôle qu’ils sont appelés à jouer dans la région Afrique Centrale car, ayant l’ambition de devenir des pays à revenu intermédiaire à moyen terme et des pays émergents à long terme.

Pour terminer, le ministre congolais de l’Amenagement du Territoire a encouragé les participants à la rencontre de Brazzaville à débattre librement et à analyser tous les contours de la faisabilité du projet, de manière à aboutir à un consensus devant  permettre le vendredi 30 novembre 2012 aux responsables concernés de décider en connaissance de cause sur le choix le plus pertinent pour le développement à moyen et à long terme de la sous-région de l’Afrique Centrale.

LP

 

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