Police : l’expertise d’Eupol et d’Unpol redonne l’espoir

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Dans un pays aux dimensions continentales, post-conflit et en cours de démocratisation, comme la RDC, les problèmes de violences urbaines, des manifestations et autres troubles publics étaient gérés sans technicité et avec beaucoup de bavures. On a eu à déplorer souvent sur le terrain, maints dérapages lors des interventions de la police émaillées d’incidents malheureux avec mort d’hommes.
Voilà pourquoi dans le cadre de la réforme de la Police nationale congolaise, un volet important est consacré à la formation. Il s’agit d’une grande entreprise qui requiert des moyens conséquents et vise à donner aux policiers, des connaissances théoriques et pratiques pour qu’ils soient capables de maîtriser toutes les situations liées aux violences urbaines sans incidents majeurs.
Telle est la volonté affichée aussi bien par les autorités de la Police nationale congolaise que des responsables du Comité de suivi de la réforme de la Police.

 

 C’est pour concrétiser ce vœu que l’expertise d’EUPOL RDC et de la police de la Monuc a été requise pour la première fois, pour dispenser pendant six semaines, une formation aux officiers de la police nationale congolaise appelés à leur tour à former toutes les unités de maintien d’ordre de la police et des bataillons des groupes mobiles d’intervention, de manière à disposer sur l’ensemble du territoire national, des policiers suffisamment outillés et très efficaces pour le maintien ou le rétablissement de l’ordre public perturbé, selon des méthodes de la police mondialement connues.
 Hier, l’inspecteur divisionnaire adjoint Bisengimana, représentant l’inspecteur général de la Police nationale congolaise, le général Michel Elesse Yombentole, secrétaire exécutif du Comité de suivi de la réforme de la police, le commissaire divisionnaire Hervé Flahaut, et Jean-Paul Rikir, tous deux chefs de mission adjoints de la Mission européenne pour la réforme de la police en RDC, et du côté de la Monuc, le colonel Jean Guengando et autres responsables de la police de la Monuc chargés de la formation, sont allés se rendre compte à l’Echangeur de Limete, du travail de formation des formateurs. Ils ont assisté d’abord à un cours didactique, et puis à une séquence des démonstrations pratiques d’une opération de maintien d’ordre public avec plusieurs variantes. A cette occasion, ils ont apprécié les nouvelles méthodes d’intervention des équipes sur le terrain, le débarquement des policiers, les différents dispositifs et l’interpellation des meneurs.

L’inspecteur général adjoint Bisengimana satisfait 

 A l’issue de cette visite, l’inspecteur général adjoint Bisengimana s’est dit heureux de voir que la formation des formateurs, un des volets importants pour la réforme de la PNC, et qui lui apporte un plus, est mise en chantier dans le domaine de rétablissement de l’ordre public, afin de doter notre police, des éléments capables de gérer toutes les situations de violences urbaines et des manifestations publiques. Notre police, s’est-il exclamé, a besoin de beaucoup des formateurs pour assurer le relais de cette formation de maintien d’ordre.
Tout en saluant cette étape importante de la constitution des unités de notre police, le général Michel Elesse a pour sa part, émis le vœu de voir les différents modules de formation des formateurs validés par le Comité de suivi de la réforme de la police, étant donné qu’on veut une police civile qui puisse travailler en symbiose avec la population.
 Avec les festivités du 30 juin et du Cinquantenaire, notre pays, a-t-il martelé, a besoin des policiers très bien formés et qui seront à même de rétablir dans les règles de l’art, l’ordre public.
 A la question de savoir comment évolue la réforme de la police, il a indiqué que le projet de la loi organique de la police est actuellement sous examen dans les commissions PAJ et Défense et sécurité de l’Assemblée nationale.
 Sa structure a produit deux documents importants. Il s’agit d’abord lu cadre stratégique à long terme qui couvrira 15 ans et du plan triennal qui définit une série d’actions urgentes à entreprendre pendant trois années.
 La fin de cette formation des formateurs, interviendra le 5 juin prochain à l’Ecole de formation des OPJ de Ndolo.

       J.R.T.        

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