PNC : le général Kanyama suspendu

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De dernières nouvelles qui filtrent du Commissariat provincial de la police ville de Kinshasa, nous apprenons que la hiérarchie de la Police nationale congolaise vient de procéder à une légère restructuration à la tête de cette unité de la police. En effet, c’est depuis le vendredi 14 avril 2017 que le commissaire provincial Célestin Kanyama Cishiku a été suspendu de toutes ses fonctions, pour paraît-il, insubordination, et pour une durée indéterminée.
Cette mesure disciplinaire intervient, laisse-t-on entendre dans certains milieux de la police, à la suite d’une communication téléphonique intervenue entre ce dernier et l’un de ses supérieurs hiérarchiques qui n’aurait pas digéré des écarts frustrants de langage. Comme pour combler le vide laissé à tête de la ville de Kinshasa, son intérim sera assumé par son adjoint, le commissaire supérieur principal Elvis Palanga Nawej, chargé des opérations,
celui-là même qui avait marqué de son empreinte le district de la police de Tshangu érigé à l’époque en bastion de nombreux éléments incontrôlés et autres malfaiteurs de la pire espèce.
Au commissariat provincial de la police, nous n’avons pas pu
recueillir les réactions des cadres de commandement de cette unité,
tous préférant opter pour la langue de bois, craignant de commenter la
décision de la hiérarchie nationale. Mais c’est au lendemain de la
notification de cette décision à l’intéressé que la nouvelle s’est
propagée comme une traînée de poudre. Dans la plupart de communes de
Kinshasa, les sentiments des habitants sont mitigés. Si les uns
continuent à chercher les causes réelles de la suspension du
commissaire divisionnaire adjoint Célestin Kanyama, les autres
espèrent que la mise en exécution de cette mesure disciplinaire, sera
le point  départ d’une nouvelle gestion de la sécurité de la
capitale.Ceux-là, ils s’attendent à plusieurs opérations de ratissage
des nids des malfaiteurs qui procurent des insomnies aux paisibles
populations kinoises et donnent en même temps du fil à retordre aux
policiers.
On souhaite que le commissaire provincial intérimaire soit plus à
l’écoute des autorités dont il est censé respecter les instructions
pour la bonne marche de service, mais également de la population des
communes martyrisées par les marginaux de la pire espèce.
Attendons voir !
J.R.T.