Un plan général d’aménagement de Kinshasa présenté au public

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kinshasa-villeAutour du thème « Infrastructures urbaines », le premier forum de la 3ème édition de la semaine française de Kinshasa a permis, hier jeudi 2 juin 2016 à la Halle de la Gombe, à l’assistance de prendre connaissance des projets de transformation de la capitale, Kinshasa, en ville émergente à l’horizon 2030. Premier à prendre la parole à la tribune de panelistes, Robert Luzolano, ministre provincial du Plan a rappelé que la Ville de Kinshasa a son plan général d’aménagement dit « SOSAK ». Il s’agit donc d’un document qui présente les grandes orientations d’urbanisme et d’aménagement de Kinshasa dans 15 ans.

En effet, a-t-on appris, la capitale de la République démocratique du Congo dont le dernier plan d’aménagement date de 1968 veut s’inspirer du modèle Singapourien. Kinshasa est à juste titre considéré comme une ville pilote dans la mesure où après la réalisation de son plan général d’aménagement, les experts de Surbana International auront également à réaliser un travail similaire pour cinq autres provinces de la République Démocratique du Congo.

Quant au cabinet français G8, il a fait un diagnostic  urbain (gestion foncière, planification, environnement, analyses de développement économique et institutionnel, etc. 😉 et proposé, en guise de conclusion, 8 orientations stratégiques pour améliorer le cadre de vie des Kinois. Dans le lot, il y a l’extension de la voirie,
le développement des moyens de transport, le désengorgement du centre-ville, l’anticipation de l’extension de la ville, la réconciliation de la ville avec son environnement, la promotion de la spécificité de la ville, etc. « Nous aurons d’ici 2030, 7 millions d’habitants supplémentaires dans la capitale. Où les loger ? » s’est-il interrogé.

Quant aux autres conférenciers, notamment des responsables de la
Banque africaine de développement(BAD) et de la Banque mondiale, ils
ont indiqué leurs banques n’ont pas de projet en soi, mais vont
contribuer à la mise en œuvre de ceux qui existent, à travers certains
acteurs comme la SNEL.  Alors que la BAD met un accent sur l’énergie,
la Banque mondiale a clairement indiqué que ce sont les secteurs de
l’eau et de l’assainissement qui l’intéressent.
Notons que plusieurs opérateurs économiques français ont présenté
leurs gammes de produits pouvant concourir à la réalisation de ce défi
( cartographie, équipements électroniques et énergétiques, réseaux,
etc.)

T.B