Plaidoyer pour la révision du Code de la Famille

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A l’initiative du ministère du Genre, Famille et Enfant, un atelier de « plaidoyer sur la révision du Code de la Famille » s’est ouvert hier lundi 10 février à l’hôtel Vénus et se clôturera demain mercredi dans le même cadre.

Comme l’indique le thème, l’atelier vise la révision du Code de la Famille jugé non seulement inadapté aux réalités actuelles, mais également ne répondant pas aux normes universelles en la matière.

 Pour parvenir au résultat, la ministre Geneviève Inagosi a opté pour une stratégie de partage avec les différentes catégories sociales. Hier, c’était le tour des députés nationaux. Aujourd’hui, ce sont les sénateurs qui sont attendus. Et demain mercredi, ce sera le tour des membres de la société civile.

Dans son mot de circonstance, le rapporteur de l’Assemblée nationale qui représentait son président, a salué la démarche de la ministre du Genre en la qualifiant de bienvenue. Selon Norbert Ezadri, il était plus que temps de penser à la révision du Code de la famille parce que n’étant plus adapté au contexte actuel tant dans le pays que dans le monde. Raison pour laquelle, il  y avait nécessité et urgence de se conformer à la réalité.

Le représentant d’Aubin Minaku a clos son intervention en promettant que l’Assemblée nationale ne ménagera aucun effort pour ce projet de loi soit inscrit dans le calendrier des matières à traiter à la session ordinaire du parlement, qui s’ouvrira le 15 mars prochain.

Pour sa part, le représentant du Directeur des opérations de la Banque mondiale en Rdc s’est livré au rappel de l’évolution de la femme à travers le monde, notamment son implication dans les différentes structures de gestion. Le taux s’accroît de plus en plus, démontre le document projeté.

Prenant la parole, la ministre du Genre, Famille et Enfant s’est d’abord dit encouragée et réconfortée par les assurances données par le rapporteur de l’Assemblée nationale d’inscrire la question au calendrier de la session de mars 2014.                             «Les échanges de ce jour vont osciller essentiellement sur la philosophie générale qui a guidé la réforme, et non sur l’examen article par article, du projet de loi déposé à l’Assemblée nationale et au Sénat, ce qui est une prérogative réservée à la plénière de l’Organe législatif ».

            En outre, la ministre a renseigné que le processus de révision du Code de la famille a été engagé depuis une dizaine d’années et est porté par toutes les forces vives de la Nation. Des consultations ont été, à propos, menées en provinces pour recueillir les avis et considérations de la base.

            « La révision du Code de la Famille a été nécessitée au regard de plusieurs paramètres, notamment l’évolution des normes juridiques nationales, l’adoption des conventions internationales traitant des questions de la femme et de l’enfant, le souci de supprimer certaines pratiques rétrogrades et avilissantes pour la femme et la société », a-t-il dit.

            Parlant du Code actuel, elle a vanté ses mérites, avant d’exprimer la nécessité de son adaptation au contexte  universel.

            Geneviève Inagosi a ainsi reconnu qu’en dépit de ses limites du reste inhérentes à tout texte juridique, le Code de la Famille en vigueur a aidé à codifier les normes relatives à la promotion de la famille et consolider l’institution du mariage, afin de permettre l’épanouissement de la famille, ainsi que la protection des droits des enfants après le décès des parents.

Dom 

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