Plaidoyer pour une législation nationale contre les tueurs des journalistes

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 osisaA l’occasion de la première journée internationale de la fin de l’impunité des crimes contre les journalistes désormais célébrée le 2 novembre de chaque année, Freedom for journalist (FFJ), association de défense et de promotion de la liberté de la presse et  l’organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) ont plaidé, chacune, pour la mise en place d’une réglementation nationale contre les auteurs des crimes contre les journalistes. C’était au cours d’une matinée organisée le samedi 1er novembre 2014 en la salle de conférences de Notre-Dame de Fatima à Gombe, avec l’appui d’Open society initiative for southern africa (Osisa).

Le directeur de FFJ, Désiré-Israël Kazadi a, dans son discours, fait savoir que les journalistes et les autres professionnels des médias font, au quotidien, l’objet des menaces, d’arrestations sans cause, d’emprisonnement, de toutes sortes de harcèlement, des pressions administratives, et judiciaires, alors que leurs auteurs bénéficient d’une large impunité imputée aux détenteurs de la puissance publique.  «Raison qui justifie la tenue de la journée dans l’optique d’interpeller les décideurs à cesser d’afficher un profil complice pour les prédateurs du droit d’informer et du droit du public à l’information et à envisager, désormais, des poursuites pénales contre tout citoyen – qui qu’il soit – reconnu coupable de crime contre le journaliste ou le média », a-t-il ajouté avant de porter à la connaissance de la cinquantaine de journalistes que sous le thème : « Non à l’impunité des prédateurs de la
liberté de la presse en République démocratique du Congo », ce panel poursuivait un certain nombre d’objectifs. Il s’agissait d’interpeller les dirigeants sur l’impunité dont jouissent les auteurs des crimes contre les journalistes et de les encourager à établir une législation interne relative à la protection des journalistes.

« inculquer aux participants, les mécanismes de sécurité mis à leur portée par la communauté internationale ; encourager les décideurs à participer activement à la prévention des agressions contre les journalistes ; interpeller les décideurs à cesser d’accorder une tacite impunité aux auteurs des crimes contre les journalistes, les inciter à agir sans délai face aux agressions des journalistes en établissant des mécanismes nationaux d’urgence, et obtenir l’application, par les dirigeants, des dispositions contenues dans le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité », a poursuivi Désiré-Israël Kazadi.
Il a rappelé que la journée a été instituée par les Nations-Unies à la suite de l’assassinat des deux journalistes français et envoyés spéciaux de Radio France Internationale, Ghislaine Dupont et Claude Verlon le 2 novembre 2013 à Kidal, dans le nord-est du Mali, peu après avoir été enlevés par un petit groupe d’hommes armés. Al-Qaïda au Maghreb islamique avait revendiqué leur assassinat.
Les participants ont assisté, en outre, à l’exposition des photos de journalistes tués et emprisonnés dont Mukebayi Mike de RD Congo News.
Sous la houlette de Me Gérard Nkashama, chargé d’assistance légale et d’aide judiciaire de FFJ, les échanges se sont déroulés entre le panel d’intervenants et l’assistance. Occasion pour le président de l’Unpc, Joseph-Boucard Kasonga Tshilunde, d’énumérer les noms de journalistes fauchés et de rappeler que seul l’essentiel des prescrits du code de déontologie du journaliste reste un instrument de sécurité pour la journaliste. Kasonga a remercié FFJ pour avoir lancé le débat sur la nécessité d’une législation portant prévention des crimes contre le journaliste en RDC et promis de mutualiser les efforts des organisations professionnelles pour une action commune et d’envergure.

Au nom du Représentant de l’Unesco en RDC, Joseph Poto Poto, spécialiste de l’Information et de la communication dans cette structure, a textuellement rendu le contenu du texte du représentant de l’Unesco en RDC,   Abdourahamane Diallo. Il a mis l’accent sur le plan d’action des Nations-Unies sur la protection des journalistes. Ce document, a-t-il souligné, recommande de travailler en coopération avec les gouvernements, les organismes de média, les associations professionnelles. « La liberté d’expression est un droit fondamental de chaque individu pour lequel personne ne devrait être tuée mais aussi un droit collectif qui donne du pouvoir aux populations en facilitant le dialogue, la participation et la démocratie et rend par conséquent possible un développement autonome et durable », a ajouté l’intervenant.
Tshieke Bukasa

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