Piratage du Code 00243: le ministre Kin-Kiey confirme la maffia

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kinkieyLe ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles  Technologies  de l’Information et Communication, a confirmé hier mercredi 22 janvier 2014 devant la plénière de l’Assemblée nationale, l’existence des réseaux mafieux qui piratent le Code 00243, exclusif à la République Démocratique du Congo.

Kin -KieyMulumba  a déploré, dans sa réponse à la question d’actualité lui adressée par le député Patrick Muyaya, l’important manque à gagner qu’enregistre l’Etat congolais dans la gestion du Code 00243.
On rappelle que le député du Palu, qui voulait  obtenir un éclairage sur la gestion du domaine .cd et du Code 00243 par le gouvernement, a saisi également l’opportunité pour demander au patron des PTT et NTIC de faire le point sur la traque des fraudeurs du Code 00243.

Dans sa réplique, le ministre Kin-KieyMulumba a fait état de la découverte de cinq plateformes qui piratent le Code 00243. Il a assuré qu’elles sont été détectées et mises hors d’état de nuire dans la ville de Kinshasa, grâce  au contrat conclu par le gouvernement  en février 2011 avec un consortium franco- américain.

D’après ce membre du gouvernement, la traque a permis l’accroissement, en moins de 5 mois, de plus de 110 % du flux d’appels  internationaux entrants.

 Il a indiqué que cette traque se poursuivra dans les provinces afin de permettre au pays de mobiliser plus de recettes dans le secteur des télécommunications.

Concernant le domaine.cd, il a fait remarquer que la gouvernance de l’internet est tenue par des privés  et que l’Etat congolais éprouve des difficultés pour le contrôle de ce domaine.

Il faut noter qu’avant l’intervention du ministre, le député Okundji a, par une motion incidentielle, sollicité un débat sur le Code 00243, compte tenu de la haute sensibilité du sujet.

Ce député de l’opposition a affirmé que le débat devait éclairer la représentation nationale sur les détournements qui empêchent le secteur des télécommunications de régénérer suffisamment de recettes comme dans d’autres pays.
Le président de l’Assemblée nationale  a rejeté cette motion en invoquant le règlement intérieur  qui ne prévoit pas de débat sur les questions d’actualité. Aubin Minaku a toutefois précisé que les députés avaient la liberté de transformer cette question d’actualité en question orale avec débat sur le même sujet  au cours de la prochaine session ordinaire.
Contacté par la presse, Okundji a rappelé que dans un passé récent, le président de l’Assemblée nationale  avait ouvert le  débat dans une question d’actualité en rapport avec la guerre de l’Est.
Il a déploré le fait que le président de la chambre basse n’a pas respecté la procédure sur la motion incidentielle qui veut que la parole soit accordé  à quatre députés à   raison de deux pour et deux contre avant la sentence de la plénière.
ERIC WEMBA

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