Pétition nationale contre la révision de l’art. 220

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ECiDE 037Les Forces Acquises au Changement (FAC), sous la conduite du député national Martin Fayulu, viennent de lancer une pétition contre la révision de l’article 220 de la Constitution. C’était à l’issue de leurs assises sur le dialogue national tenues en la salle des conférences de Fatima hier mardi 23 juillet.

Cette plateforme vise à contraindre, par une campagne dénommée « ne touche pas à mon 220 et pas de présidence à vie », la Majorité Présidentielle à ne pas toucher à « ce fruit de l’arbre interdit de la Constitution ».

Les FAC projettent également de tenir un grand meeting populaire le 1er septembre 2013 au stade Tata Raphaël, à Kinshasa, en vue de sensibiliser davantage le souverain primaire sur les enjeux du verrouillage de cet article qui limite les mandats présidentiels à deux.

« Ce jour-là, nous vous dirons ce que nous allons faire ensemble si nous n’obtenons pas un dialogue inclusif », a martelé le Coordonnateur des FAC, Martin Fayulu, avant de faire observer que l’article 64 de la Constitution astreint tout Congolais au devoir citoyen de faire échec à toute personne ou groupe de personnes qui prennent le pouvoir par la force ou qui l’exercent en violation de la Constitution.

            Peu avant l’annonce de ces grandes résolutions, les participants à ce « Conclave » ont eu droit à plusieurs exposés, notamment « La balkanisation de la RDC et la guerre à l’Est » par le Professeur Kalele, « Le rejet de l’Ordonnance du 26 juin 2013 portant convocation des Concertations Nationales par le chef de l’Etat » par le député Fabrice Puela, et le mot de clôture  de Martin Fayulu.

            Parlant de la situation de l’Est du pays, le professeur Kalele a déclaré que c’est depuis 1996 que la guerre d’agression visant  la recolonisation de la RDC, mieux sa balkanisation est menée par certains pays voisins, avec l’appui de certaines multinationales.

            Il a fait état de l’existence d’un projet d’érection d’un empire dit Hima Tutsi pour coloniser la RDC. Pour cet ancien ministre des Mines sous le Régime 1+4, cette colonisation se traduit sur le plan économique par le pillage des ressources naturelles du pays, et sur le plan politique par l’infiltration des étrangers au sein des institutions de la République ainsi que de différents services de l’Etat.

Quant au député Puela, qui s’est penché sur l’Ordonnance présidentielle du 26 juin 2013, il a  souligné que ce texte, qui charge les présidents des deux chambres pour conduire ces concertations, viole le principe sacrosaint de séparation des pouvoirs cher à  Montesquieu.

            L’élu de Matadi a fait savoir que le dialogue national n’est pas une initiative de Joseph Kabila mais une exigence des leaders de l’opposition soutenue par la communauté internationale au lendemain des élections chaotiques du 28 novembre 2011.

Pour sa part, le Coordonnateur des FAC a, dans son mot de clôture, loué la bravoure des militaires des FARDC qui résistent contre l’agression de notre pays, en infligeant des défaites sur différents fronts de l’Est aux rebelles du M23 soutenus par le Rwanda. Martin Fayulu a une fois de plus appelé à un dialogue national, conformément à la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour résoudre la crise de légitimité née des élections controversées du 28 novembre 2011 ainsi que la menace de balkanisation et d’implosion de la RDC.

Au nom des Forces Acquises au Changement, il a confirmé sa signature apposée sur la déclaration de l’Opposition du 1er juillet dernier au Cepas.

Le clou de ces assises a été sans nul doute la publication du document des stratégies élaboré par les Fac et contenant des propositions concrètes de résolution de la crise multiforme dans laquelle se trouve plongée la RDC.

ERIC WEMBA 

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