Persistance des problèmes de connexion à l’internet : les banques et leurs clients mal à l’aise

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Au guichet d’une banque de la place, le jeudi 2 juillet 2015, des clients sollicitent le retrait dans leurs comptes, de quelques billets de devises étrangères ou des sommes d’argent en monnaie locale. Ils en avaient grandement besoin non seulement pour subvenir aux dépenses de leurs ménages, mais aussi pour l’achat du carburant pour leurs véhicules. Ils ne seront pas servis, malgré leur désappointement collectif et grogne. Comble de tout, si certains ont passé un week-end sombre, les autres se sont débrouillés en procédant à quelques emprunts. Motif invoqué par ce banquier très embarrassé : le réseau internet n’a pas bien fonctionné.  Tout était donc paralysé à cause des problèmes techniques de communication. Les centaines de clients inconsolables ont dû se rabattre auprès des amis ou connaissances pour obtenir quelque dépannage.

Lundi 6 juillet 2015, alors que l’on croyait le problème résolu le week-end, dans une succursale d’un établissement bancaire à Ma Campagne, d’autres clients ont été confrontés à la même déconvenue. Devant acheminer qui, une nièce malade à l’hôpital, qui, payer les loyers ou autres factures, les clients de cette banque sont rentrés bredouilles. Leur banquier ne leur proposera aucune solution à leurs nombreuses demandes de quelques billets de devises.
Comme après les tristes événements de 19 au 21 janvier 2015, les opérateurs de télécommunications de la RDC sont de nouveau confrontés aux problèmes d’interconnexion à l’internet. Les banques commerciales, les entreprises commerciales et industrielles et certains organismes publics ont signalé la persistance depuis quelques temps, des aléas de ces problèmes.
Il en est de même pour les cyber cafés assiégés à longueur de journées par des internautes, qui ne savent pas les satisfaire, faute de connexion. Et même des particuliers reliés aux opérateurs de téléphonie cellulaire, ont éprouvé eux aussi les mêmes difficultés.
Partout, et au même moment, ce sont des plaintes qui ne cessent de s’entasser sur la table des sociétés de télécommunications et qui jusqu’à présent, n’ont pas trouvé de solution définitive et durable.
D’où des questions de fond que les uns et les autres se posent. S’agirait-il de défaillances techniques résultant de l’utilisation des anciens systèmes d’1 et de 2 G ? Si tel est le cas, combien de temps prendra notre pays pour nous brancher totalement à la 3 G ? Combien de temps durera ce cauchemar qui a paralysé pendant des jours, bien des sociétés ou des ménages ? Ces perturbations seraient-elles liées à l’installation progressive des câbles de la fibre optique ?  Ou à l’utilisation concomitante du système analogique et du système numérique ? S’agirait-il des interférences fonctionnelles ?
Mais en attendant que les ingénieurs en télécommunications puissent donner le vrai diagnostic des perturbations de ces temps derniers, et en proposer des solutions pouvant mettre les utilisateurs à l’abri des inconvénients, les internautes devront s’armer de patience et ronger leurs freins. Car, le passage du système analogique au système numérique ne se fera pas en un clin d’œil, comme sous l’effet d’un coup de baguette magique. Il appartient aux opérateurs qui ont gagné le marché de la 3 G d’accélérer l’installation de ce nouvel équipement sur l’ensemble du territoire, de manière à ce que soit mis fin au problème d’interconnexion à l’internet qui a préjudicié des milliers d’utilisateurs.
J.R.T.