Père et fils spirituels des «Rochés frappés» s’expliquent devant la justice

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Révérend Pasteur Médard Kankolongo de l’église les «Rochers frappés», située  sur Assossa, dans la commune de Kasa-Vubu, est venu en appel devant le Tribunal de grande instance de Matete pour mal jugé. Décision rendue par les juges du Tribunal de paix de Matete en faveur de Crispin Niala et un certain Kanyinda, tous deux évoluant au sein de l’église de ce pasteur, accusés respectivement pour dénonciation calomnieuse pour ce qui est du premier cité et imputations dommageables et menaces pour les deux.

            Expliquant le mal jugé, le conseil représentant les intérêts du Révérend Pasteur a soutenu que lepremier june n’avait  pas repris les dépositions des témoins ayant comparu en faveur du Révérend Pasteur. Aussi, il avait condamné le pasteur au paiement des  dommages et intérêts d’une valeur de 5000 dollars américains pour procès téméraire et vexatoire.

            Cette condamnation était due au comportement du greffier qui, après réouverture des débats, n’avait pas non seulement noté les dépositions des témoins, ni rédigé le résumé des audiences précédentes. Face à une telle difficulté de bien comprendre le dossier, la nouvelle composition avait rendu sa décision en fonction de ce qu’elle avait sous les yeux.

            Arguments rejetés non seulement par le conseil de Niala et Kanyinda mais aussi par le ministère public. Pour l’organe de la loi, après réouverture des débats, généralement le tribunal pose la question aux parties si la lecture des procès-verbaux correspond à la réalité. C’est en ce moment qu’une partie qui estime que les propos étaient dénaturés fait ses observations.

            Exposant les faits à la demande du tribunal, le conseil du Révérend Pasteur a déclaré qu’une convention était signée entre Crispin Niala et un chantre de l’église répondant au nom de Bukasa. Au terme de cet accord, Crispin Niala avait pris l’engagement d’être producteur de l’album du chantre Bukasa. Et, pendant ce temps, tous ces accords signés entre les deux adeptes de l’église étaient ignorés du le Révérend Pasteur.

            Curieusement, le 24 septembre 2014,Crispin Niala avait saisi le parquet pour se plaindre du fait que le Révérend Pasteur s’était permis de produire l’artiste musicien sans en avoir qualité. En difficulté de prouver ses accusations devant le magistrat, le parquet avait recommandé un arrangement à l’amiable entre fils de Dieu. Une fois à l’église, le Révérend avait pris connaissance du contrat passé entre Crispin Niale et le chantre Bukasa. Raison pour laquelle, il avait demandé aux concernés de trouver une solution en dehors de lui car, en tant que Pasteur, l’argent qu’il avait donné au chantre était une assistance sociale devant lui permettre de dupliquer ses cassettes et non de se substituer en producteur.

            Mécontent de cette décision du Révérend Pasteur, Crispin Niala et Kanyinda, l’avaient traité de menteur et que s’il ne restituait les 2000 dollars, il sera arrêté.

            Pour le conseil de Crispin, le Révérend Pasteur était informé du contrat signé par le chantre Bukasa. A la fin de l’enregistrement au studio, un disk compact (CD) lui était remis pour audience avant publication. C’est par surprise que Crispin avait vu sur le marché les CD avec effigie du Révérend Pasteur. Au parquet, le Révérend Pasteur avait reconnu les faits mis à sa charge et pris l’engagement de restituer la somme dépensée par Crispin pour l’enregistrement de l’album. C’était une grande déception de constater son revirement une fois au sein de l’église, avec comme engagement être disposé à faire la prison si possible. Pour élucider toutes les zones d’ombres, le tribunal a demandé la comparution des témoins à l’audience du 17 septembre prochain.

Yves Kadima