PeneKusu (Sud-Kivu) : violents affrontements entre FARDC et «RAIA Mutomboki»

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Des milliers d’habitants du territoire de Shabunda, au Sud-Kivu, se sont réfugiés en forêt à la suite de violents affrontements qui ont eu lieu mercredi 20 août 2014 à Pene-Kusu, entre les militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les hommes de la milice «  Raia Mutomboki » d’un certain ‘’mwami’’ Alexandre. Il s’agit particulièrement des résidents des localités Kigogo, Kakola, Kabuzi, Kakumbu, Idumbu, Kibanda, Lukumba, Kizinga, Kipombo, Tangila, Mizombo, Penekansinsi, Kyananama, Nyalukungu, Lugezi, Kiloza et Penekusu. Ces villages sont compris sur une trentaine de kilomètres entre Kikamba, à 100 kilomètres de Shabunda, en collectivité des Bakisi et Pene-Kusu, une bourgade de la chefferie des Wakabango I.

Selon des sources locales, les combattants de « Raia Mutomboki » sont partis du groupement des Baliga pour sortir par Kikamba, avant de prendre la direction de Pene-Kusu, où ils ont croisé le fer avec une section des FARDC, basée depuis longtemps dans cette bourgade. Mercredi, l’on a assisté à un échange des tirs de 14 heures à 16 heures à Pene-Kusu. Dans leur fuite, les miliciens de « Raia Mutomboki » ont tiré sur une pirogue transportant des policiers et des civils qui cherchaient   refuge de l’autre côté de la rivière Elila, en territoire de Pangi. Pris de panique, certains se sont jetés à l’eau et des recherches sont menées pour les retrouver.

On ne sait pas encore établir le bilan des affrontements de Pene-Kusu entre les FARDC et les hommes de Mwami Alexandre, cet originaire du groupement des Baliga en collectivité des Bakisi. On laisse entendre que ce chef milicien ne serait pas content que Kinshasa n’ait pas pris en compte ses revendications. Il s’agit de l’intégration de ses hommes au sein des FARDC et de sa promotion au grade de Général.

Pour rappel, ce n’est pas la première fois que la collectivité de Wakabango I sert de terrain des combats entre des milices venues de la collectivité des Bakisi et les FARDC. Souvent, des villages entiers sont incendiés, des biens emportés après le décrochage des miliciens, obligeant les autochones à tout reprendre à zéro. L’on parle même, dans cette partie du territoire de Shabunda,  des massacres ‘’oubliés ‘’ commis par les éléments des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR), en plus de ceux portant la signature du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD).

SAKISAMA

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