PDC : les dissidents soutiennent Kabila

0
284
José Endundo, ministre congolais de l'Environnement. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
José Endundo, ministre congolais de l'Environnement. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
José Endundo, ministre congolais de l’Environnement. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Vingt quatre heures après la sortie officielle du G7, qui s’est positionné comme un cartel des partis politiques de l’opposition, des cadres du PDC (Parti Démocrate Chrétien), l’un des sept partis membres de cette nouvelle plateforme politique, qui ont refusé d’obéir au mot d’ordre de leur autorisé, ont réaffirmé par contre leur soutien chef de l’Etat.

Une matinée politique a été organisée pour ce faire, hier dimanche 11 octobre au Jardin botanique de Kinshasa, au cours de laquelle une déclaration politique de soutien à la Majorité présidentielle et à Joseph Kabila a été lue.
Après avoir rappelé la genèse du feuilleton G7, notamment sa lettre ouverte à Joseph Kabila du 14 septembre 2015, les cadres dissidents du PDC restés fidèles à la famille politique du chef de l’Etat, s’insurgent à leur tour contre le comportement des leaders du G7. Ce, avant de dénoncer l’abus de pouvoir de José Endundo Bonongo, leur ancienne autorité morale.
« C’est ici l’occasion pour nous, cadres et militants du PDC, non seulement de protester énergiquement contre le comportement de ces leaders, mais aussi de dénoncer avec force l’abus que s’est octroyé Monsieur José ENDUNDO BONONGE, en sa qualité d’autorité morale du PDC », lit-on dans la déclaration, qui indique que l’acte posé par lui est fondamentalement contraire aux statuts du parti, le PDC.
Ils reprochent ainsi à José Endundo d’avoir violé les dispositions impératives qui régissent les organes du parti. Il s’agit notamment de :
– L’article 18 qui confère au congrès les prérogatives de traiter des matières relatives à l’idéologie, à la doctrine et aux options fondamentales du parti ;
– L’article 23 qui fait du bureau politique l’organe d’orientation et de décision du parti ;
– L’article 26 donnant mandat au bureau politique, lorsque les circonstances l’exigent, de se réunir entre deux sessions pour statuer sur les matières dont la compétence est dévolue au congrès.
«Au regard de ce qui précède, personne, soit-elle président national ou autorité morale, ne peut s’ériger en organe ni se substituer au congrès et bureau politique dans leurs attributions respectives.
Il est donc établi qu’en décidant seul de la désolidarisation du Parti Démocrate Chrétien de la vision politique de la Majorité Présidentielle, Monsieur José ENDUNDO BONONGE, en sa qualité honorifique d’autorité morale, s’est arrogé indûment le droit de porter unilatéralement changement à une option politique fondamentale, ce, sans se référer aux instances compétentes du parti en cette matière ».
Tout en réaffirmant leur appartement à la MP et leur soutien à Joseph Kabila, les signataires de la déclaration souscrivent à la tenue du dialogue politique prôné par le chef de l’Etat.
Parmi les cadres        dissidents du PDC ayant signé la déclaration politique, on note 5 députés nationaux (John Tokole Elongo, Bienvenu Liyota Ndjoli, Bavon N’sa Mputu Elima, Anselme Enerunga, Castro Bamboka), 1 ministre du gouvernement central, en l’occurrence celui de l’Environnement, Robert Bopolo Mbongeza, le gouverneur ai de l’Equateur Sébastien Impeto Pengo, la PCA de l’ACP Lydie Ebenga, une députée honoraire nommée Annie Kayba.
Dom