Paul Kagame éligible devant la Cour Pénale Internationale

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Le sol est en train de se dérober sous les pieds du président Paul KAGAME et d’autres hauts responsables politiques et militaires du Rwanda. Ils pourraient faire face à des poursuites judiciaires devant la Cour Pénale Internationale pour avoir recruté, formé, entrainé et fourni des armes et munitions de guerre à des groupes armés irréguliers qui ne cessent de commettre des atrocités en RDC depuis plus d’une décennie.

L’avertissement est venu d’un ancien procureur près le Tribunal Pénal International pour le Rwanda et qui est devenu célèbre pour avoir lancé des poursuites à charge du libérien Charles TAYLOR aujourd’hui condamné à cinquante ans de prison ferme par le Tribunal International Spécial pour la Sierre Léone siégeant à la Haye. Répondant au nom de Stephen RAPP, cet homme exerce à ce jour les fonctions de chef du bureau des crimes de guerre des Etats Unis et il a indiqué au Journal GUARDIAN que les autorités rwandaises pourraient être accusées des « complicités » des crimes de guerre et contre l’humanité commis par des groupes armés irréguliers qui opèrent actuellement dans les territoires de l’Est de RDC. Car, c’est pour des crimes semblables que le libérien Charles TAYLOR vient d’être condamné à une peine lourde.


 Pour bien assoir son avertissement, Stephen RAPP s’est appuyé sur les rapports récemment rendus publics par les experts des Nations Unies, la MONUSCO, l’ONG HUMAN RIGHT WACH, les correspondants des médias occidentaux et divers témoignages des activistes des droits de l’homme opérant dans les territoires de Masisi et Rutshuru.
 Stephen RAPP rappelle que Charles TAYLOR n’a jamais mis ses pieds en Sierra Léone mais les témoignages concordants avaient attesté que c’est lui qui avait recruté, entrainé, armé et équipé des groupes rebelles qui avaient commis des atrocités dans ce pays voisin. « Il y a une ligne que vous ne pouvez pas traverser en vertu du droit international où vous pouvez être tenu responsable pour avoir aidé un groupe d’une manière qui rend possible leur commission des atrocités », a-t-il indiqué pour justifier son avertissement sévère adressé aux autorités rwandaises. Or, ajoute-t-il, tous les rapports affirment clairement que « le gouvernement rwandais a donné une aide directe à la création du M23 par le transport d’armes et des soldats à travers le territoire rwandais et a recruté des jeunes gens rwandais, des ex-combattants démobilisés et des réfugiés congolais ».  En outre, des unités opérationnelles de l’armée régulière rwandaise le « RDF » apportent périodiquement des renforts au M23 sur le champ de bataille contre l’armée congolaise. Les mêmes rapports, souligne Stephen RAPP indiquent que les éléments du M23 sont responsables des atrocités généralisées depuis plusieurs années y compris des massacres ethniques et des viols massifs. Il enfonce le clou en déclarant que c’est le gouvernement rwandais qui protège Bosco NTAGANDA contre les poursuites lancées par la Cour Pénale Internationale qui vient de lancer un second mandat d’arrêt pour les crimes commis en RDC par le CNDP et le M23.


 Malgré les appuis diplomatiques et financiers provenant des puissances occidentales comme les Etats unis d’Amérique, la Grande-Bretagne et les pays scandinaves, Stephen RAPP soutient que la position du Rwanda est devenue indéfendable. De par l’ampleur de la souffrance en RDC aggravée par des millions des gens qui meurent assassinés, par maladie et la malnutrition suite à ces atrocités régulièrement commises par les groupes armés irréguliers appuyés par Kigali. En plus du nombre incalculable des femmes violées chaque jour par ces mêmes éléments.  Comme quoi, le sang des victimes crie vengeance et demande réparation.


F.M.

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