Partage du « gâteau » de la CENI : L’UDPS trahie !

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Le mystère est levé au sujet de l’identité des trois candidats de l’opposition appelés à siéger au Bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante, sous réserve de l’approbation de la plénière de l’Assemblée Nationale. Il s’agit de Jacques Ndjoli pour le Mouvement de Libération du Congo (MLC), avec comme suppléants Gérard Ntumba et Albert Mpetshi, de Carole Kabanga Nkoy pour les  CD (Chrétiens Démocrates), avec comme suppléants Me Muila Mufuedi et Kasereka Kasai, et enfin Laurent Ndaye Nkondo pour l’ODR (Ordre des Démocrates Républicains).  

            Ces différents choix indiquent, sans la moindre équivoque, que l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) a été superbement ignorée, pour ne pas dire trahie, par les trois groupes parlementaires constitutionnellement compétents pour la désignation des représentants de l’opposition au sein du Bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante. 

Au fait, juridiquement, ils n’avaient aucun compte à rendre ni aux opposants qui évoluent en dehors des institutions, ni à la Société Civile. C’était leur quota exclusif et ils en ont fait l’usage que l’on connaît désormais.

            Il reste néanmoins un contentieux moral, celui relatif aux appels du pied lancés en direction d’Etienne Tshisekedi à la veille de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance. Selon les messages et invitations déposés au siège de l’UDPS, sur la 10me Rue Limete, il était question que ce parti, considéré comme la locomotive de l’opposition extra-parlementaire, accepte d’être partie prenante au projet de « front commun » des forces vives de la Nation déterminées à impulser l’alternance au pouvoir lors des scrutins de 2011.

            Manifestement, les différentes formations et plates-formes politiques qui se réclament de l’opposition tenaient à garantir l’unité de leurs actions face au rouleau compresseur de l’AMP (Alliance de la Majorité Présidentielle). Et, le meilleur moyen de fédérer les stratégies de conquête du pouvoir, c’était d’embarquer dans l’aventure Etienne Tshisekedi et ses ouailles. Mais si elles avaient, dès le départ, rejeté la main tendue de l’UDPS, le débat serait clos, avant d’avoir commencé, au sujet d’une possible présence de l’opposition extra-parlementaire au Bureau de la CENI.

            Avec ce qui vient de se passer pour le partage du « gâteau » de la CENI, l’on se demande quel discours vont tenir à l’avenir François Muamba (MLC), Roger Lumbala (ODR) et Gilbert Kiakwama (CD) pour en appeler à l’unité ou à l’unification de l’ensemble de l’opposition.

            Même si certains de ces leaders ont été mis en minorité par leurs collaborateurs dans leur volonté d’ouvrir une brèche à l’UDPS en vue de son entrée au sein de la CENI, Etienne Tshisekedi et les siens n’en restent pas moins avec le sentiment d’avoir été roulés dans la farine. Il leur serait difficile de croire en la sincérité de ceux qui prétendent être leurs partenaires politiques d’autant que certains sont allés jusqu’à soutenir l’option d’une harmonisation de « listes » entre celle venue du numéro un du parti et celle élaborée par un cadre frappé d’exclusion et partant considéré comme évoluant dans la dissidence. Le fait d’avoir préconisé l’organisation d’une « table ronde » entre Tshisekedi et Beltchika était annonciateur d’un signal négatif que viennent de confirmer les choix du MLC, de l’ODR et des CD.

            Que reste-t-il à faire pour l’UDPS ? C’est de prendre acte de la douche froide qui vient de lui être administrée, de tirer les leçons d’un feuilleton qui rappelle ceux vécus, en son temps, au sein de l’Union Sacrée de l’Opposition Radicale (USOR) d’abord et de l’Union Sacrée de l’Opposition Radicale et Alliés (Usoral) ensuite, et de se déterminer par rapport à ses ambitions politiques pour 2011.

Kimp.

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