Partage d’expérience scientifique en Sic : Misse Misse parle de l’expérience camerounaise

0
150

Le préau de l’institut facultaire des Sciences de l’information et de la communication (Ifasic)  a servi hier, jeudi 28 octobre de cadre d’une discussion scientifique entre le professeur Misse Misse de l’université de Douala au Cameroun avec  ses collègues de l’Ifasic. En visite de travail à Kinshasa, il était question pour ce chercheur africain de renommée de faire l’état des lieux de recherches en Sciences de l’information et de la communication  sic dans son pays et partager avec ses collègues de Kinshasa ainsi que les doctorants en Sic  sur le devenir de cette jeune science qui n’est plus à présenter.

D’entrée de jeu, le chercheur camerounais a scindé son exposé en trois grands points. Notamment la pensée communicationnelle, le cursus de formation et l’appui des Sic au développement.

            De la pensée communicationnelle ou de  l’état du savoir, le professeur Misse Misse a  reconnu qu’à ce jour dans son pays il n’existait pas d’école de pensée structurée malgré les recherches menées par-ci et par là dans ce domaine. Cependant, le courant de recherches reste dominer par de travaux sur les médias de masse avec un champ de recherche ouvert sur la communication africaine. Dans ce registre, Misse Misse a invité ses collègues congolais à la rigueur dans la recherche. Pour cela, il les a exhorté à contextualiser leur recherche, mais surtout à s’affranchir de tout messianisme, éviter les problématiques globales pour les partielles, les thèmes bateaux, et bien baliser le champ de la recherche afin de combler le déficit de la recherche et de ne pas mener des études qui ne servent à rien.

            A propos de la formation, le professeur Misse Misse a indiqué que dans son pays il y a 7 universités d’Etat qui organisent d’études en sic dont deux offrent la formation  de troisième cycle  qui ouvre la voie au doctorat.

            Quant à l’appui au développement, le chercher camerounais a fait savoir que l’université participe à cet effort au travers  le savoir produit que celle-ci met à la disposition de la communauté.  

            Prenant la parole à son tour, le professeur Jean-Chrétien Ekambo de l’Ifasic tout en remerciant cet hôte de marque les a  fait savoir que depuis que les enseignants de l’Ifasic son en coordination ave les autres universités, il y a véritablement une école   qui a été mise en place depuis 2000 avec un noyau composé de l’Université Catholique du Congo et l’Ifasic, a-t-il affirmé. Il a ajouté que notre école de Sic de la Rdc s’est  ouverts à d’autres scientifiques venus d’horizon divers. Bien plus, à ceux qui se plaignent du nombre réduit d’enseignants des Sic, Ekambo a été formel, car contrairement à cette idée répandue, la progression  du nombre de nos doctorats nous permettra de combler le déficit en sept ans. 

A.Vungbo

LEAVE A REPLY

*