Le PARRSA présente ses réalisations aux étudiants des Sciences agronomiques de l’UNIKIN

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unikinAprès la journée des médias organisée à l’occasion du lancement des activités du mois dédié à l’engagement de la Banque Mondiale en RDC dans le secteur agricole, est venu le tour de la faculté des Sciences Agronomiques de l’Université de Kinshasa. Dans cette logique des activités de ce mois de novembre, les étudiants de l’UNIKIN, en présence du secrétaire général Administratif et de leurs enseignants (professeurs, chefs des travaux et assistants), ont assisté, le 18 novembre 2016 dans l’auditoire de premier graduat de cette faculté, à trois grandes interventions, notamment celle de Amadou Oumar Ba,
Responsable des projets PARSSA et PDPC à la Banque Mondiale et celles du Coordonnateur du PARRSA, Alfred Kibangula et du représentant du PDPC. De ces exposés s’en est suivi un échange et un débat très intense engagé entre les différents intervenants et leur public, dans la phase des questions-réponses.

Avant d’entrer dans le vif des exposés, le doyen de la faculté des Sciences Agronomiques de l’Unikin, Sumbu Zola, a dans son mot de bienvenue, remercié la BM pour cette initiative. Il a salué à cet effet, le choix des organisateurs, porté sur la faculté des Sciences Agronomiques, ciblant le lieu de la formation des cadres du domaine
concerné. Le doyen Sumbu Zola a également salué l’idée d’associer les membres d’autres facultés à cette activité.

La BM vient en appui au gouvernement congolais

Brossant le tableau général des potentialités dont regorge la RDC en
termes d’agriculture (80 millions d’ha de terres arables dont moins de
10% exploitées), et des défis auxquels elle fait face (avec plus de 6
millions de personnes touchées par la malnutrition), Amadou Oumar Ba a
rappelé que le pays dépense environ 1.2milliards à 2 milliards d’USD
chaque année dans les importations alimentaires.  C’est ainsi que la
Banque Mondiale, a-t-il noté, vient en appui au gouvernement congolais
en vue de remonter ce secteur clé de la vie socio-économique d’un
pays. Amadou Oumar Ba a relevé à ce sujet les deux stratégies
d’intervention de la BM dans ce secteur, qui se déclinent en 2
approches, à savoir l’Appui à l’agriculture traditionnelle familiale,
exécuté avec le Projet d’Appui à la Réhabilitation et à la Relance du
Secteur Agricole (PARRSA) ; et l’Appui au développement de
l’agriculture commercial à travers des investissements structurels,
avec le Projet de Développement du Pôle de Croissance Ouest (PDPC).
Comme l’a indiqué le responsable des projets Amadou Oumar Ba,
l’engament de la BM dans le secteur agricole depuis 2010 représente
une enveloppe de 455 millions d’USD, soit 15% de son portefeuille.

Les actions du PARRSA

Prenant la parole à son tour, Alfred Kibangula, coordonnateur du
PARRSA, s’est avant tout réjoui de sa présence à la faculté des
Sciences Agronomiques, un endroit où il a tiré les origines de sa
profession. Il a ensuite fait la présentation du projet PARRSA,
financé à hauteur de 120 millions d’USD par la BM depuis 2010
(jusqu’en janvier 2017), avec 3 zones d’interventions à savoir les
provinces du Sud-Ubangi, Nord-Ubangi et Mongala. Partant de l’objectif
poursuivi par le projet, celui d’augmenter la productivité agricole et
améliorer la commercialisation de la production agricole et animale
des petits producteurs à la base dans les zones ciblées, Alfred
Kibangula a présenté étape par étape, les réalisations accomplies par
le projet dans ses trois composantes. Dans la première composante
consacrée à l’amélioration de la productivité agricole, Alfred
Kibangula a relevé les résultats actuels des activités du Projet,
ayant touché 106.922 ménages, avec notamment la production des
semences de base de cultures vivrières essentielles comme le manioc,
le maïs, le riz, l’arachide et le niébé. Et aussi dans le volet
production animale avec des rendements encourageants à la suite de
l’introduction de 450 géniteurs mâles de petits ruminants et de 1600
coqs améliorateurs. Dans la deuxième composante dédiée à
l’amélioration des infrastructures de commercialisation, il a signalé
à ce jour, 2159.573 km de routes réhabilitées par le PARRSA, y compris
741 ouvrages d’art (123 ponts et 618 dalots) soit 1 ouvrage d’art pour
environ 3 km, et 1063 km de routes de desserte agricole entretenues.
Dans sa dernière composante, le Projet se consacre au renforcement des
capacités des ministères de l’Agriculture, Pêche et Elevage et du
Développement Rural, Gestion et suivi-Evaluation du Projet.
Il sied de noter que de cette conférence, en plus des leçons tirées
par les étudiants sur les actions menées par la BM en RDC notamment à
travers ses deux projets (le PARRSA au Nord et le PDPC à l’Ouest),
sont sorties des recommandations adressées notamment au PARRSA. A
savoir celle l’appelant à s’intéresser également à la valorisation des
feuilles de manioc, et non pas s’arrêter seulement au manioc. Une
observation prise en compte non seulement par le PARSSA, mais
également le PDPC et la BM, avec la promesse d’y réfléchir
sérieusement.
Myriam Iragi