Les parlementaires francophones africains pour l’émergence des régimes démocratiques

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Comme prévu, la clôture des travaux de la « 9ème Conférence des présidents d’assemblées et de sections de la Région Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, APF » est intervenue le vendredi 24 mars.

Organisées en prélude de la 25ème Assemblée régionale de l’APF section  Afrique, les assises de Kinshasa qui ont eu le mérite de mobiliser le maximum des francophones d’Afrique ont permis aux participants, non seulement d’examiner la situation sociopolitique qui prévaut dans leurs pays respectifs, mais également de formuler un
certain nombre de recommandations.

D’abord, après l’examen du rapport d’activités de leur région, les
délégués aux travaux de Kinshasa ont recommandé à leur staff de
présenter, moyennant  amendements, ledit rapport à la 25ème Assemblée
régionale qui se tiendra en mai prochain à Marrakech, au Maroc.
En ce qui concerne la politique sociale au sein des Etats
francophones africains, celle-ci a été analysée sur deux aspects
majeurs,  : des questions liées au terrorisme et celles relatives aux
processus électoraux.
Concernant le terrorisme, la Conférence  a noté que les pays du Sahel
sont les plus touchés par ce fléau, en l’occurrence le Mali, Niger,
Burkina Faso, et Tchad. Le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et
la Tunisie subissent pour leur part des menaces sérieuses. Un accent
particulier a été mis sur la situation au Niger, au Mali et Burkina
Faso. Un appel à la solidarité et au soutien à leur endroit a été
lancé.
Pour ce qui est des processus électoraux dans les pays francophones
d’Afrique, les participants ont relevé que ceux-ci sont en mutation et
restent perfectibles. C’est le cas du Gabon, de la République
Démocratique du Congo, de la République du Congo, et du Burundi.
A l’issue des débats sur la situation qui prévaut dans chaque Etat
francophone d’Afrique, les délégués ont décidé de :
–       Réitérer la condamnation du terrorisme international conformément à
la résolution de l’assemblée plénière de l’APF, tenue à Antananarivo
en juillet 2016 ;
– Appeler la communauté internationale à accorder le même intérêt à la
lutte contre le terrorisme en Afrique que dans d’autres continents ;
–       Encourager le dialogue entre communautés de la région, la solidarité
entre les pays et la mutualisation des efforts ;
– Soutenir la création d’une force multinationale pour lutter contre
le terrorisme et l’insécurité grandissante dans la zone tel que
proposé les chefs d’Etat des 5 pays du Sahel dit G5 ;
– Encourager l’adoption d’une résolution de l’Onu et du Conseil de
sécurité au sujet de la création de cette force multinationale ;
–       Soutenir des mécanismes de financement des organismes internationaux
en faveur des réfugiés et déplacés victimes du terrorisme;
– Réfléchir sur les sources de financement des branches terroristes
dans la Région Afrique ;
– Proposer les solutions adaptées aux réalités de chaque pays ;
– Impliquer les leaders religieux musulmans dans la résolution des
crises relatives au djihadisme ;
– Attirer l’attention de la Francophonie et de l’APF sur le rôle
controversé de la MINUSMA dans la réalisation de sa mission ;
– Lutter contre l’analphabétisme, l’une des causes de
l’instrumentalisation des jeunes ;
– Exhorter les pays d’Afrique francophone à poursuivre les efforts en
vue d’établir des régimes démocratiques et l’état de droit,
conformément aux valeurs et idéaux de la Francophonie ;
– Impliquer les femmes dans le processus de résolutions des conflits.
Quant à la situation au Burundi, la Conférence a décidé d’y dépêcher
une mission de haut niveau du 19 au 22 avril 217 pour s’enquérir de la
situation politique et sociale. Il faut signaler que la délégation
burundaise présente aux travaux a plaidé pour la levée de la décision
de sa mise sous observation.
Seize pays ont pris part aux assises de Kinshasa. Il s’agit de Bénin,
Burkina Faso, Burundi, Cameroun, RDC, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon,
Madagascar, Mali, Niger, RCA, Maroc, Sénégal, Tchad, Togo.
Dom