Parlement: la session de tous les dangers !

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C’est ce matin, à 11hoo pour la Chambre basse et à 12hoo pour la Haute, que s’ouvre la session parlementaire ordinaire de septembre.

            Appelée budgétaire par le fait que l’essentiel de son calendrier des matières reste dominé par l’examen et adoption du Budget de l’Etat de l’exercice prochain, la session de septembre 2010 qui s’ouvre ce matin risque de voir d’autres matières bousculer son agenda.

            Au plan politique, il faudra compter avec les élections de 2011 qui constituent un enjeu majeur pour les acteurs politiques.

            Les débats vont être vraiment houleux autour notamment de la révision de la loi électorale avec à l’affiche la modification du mode de scrutin. Sans oublier la polémique suscitée par la publication du calendrier électoral des échéances de 2011 par la CEI (commission électorale indépendante) intervenue pendant  les vacances parlementaires.

            La session de septembre servira aussi d’occasion aux acteurs politiques de se positionner par rapport aux élections à venir.

Ça ne sera pas une surprise pour les  observateurs avertis de voir des alliances se dissoudre et d’autres prendre naissance.

            Bref, c’est une session où chacun voudra se positionner stratégiquement en prévision des scrutins de 2011.

Concernant le budget qui constitue traditionnellement le point majeur de la session, cette fois-ci la question revêt plusieurs enjeux.

            Hormis la raison capitale de doter l’Etat de ses moyens d’action, le budget 2011 se veut en toute logique électorale.

            Les dépenses liées à l’organisation des élections devront être prévues dans ce budget. On purra mesurer la volonté du gouvernement d’organiser les élections ou pas. En 2011, le gouvernement est censé s’approprier l’organisation des élections à travers l’élaboration d’un budget conséquent. En 2006 où 50% du budget électoral étaient financés par des partenaires.

Par ailleurs, le même budget 2011 devra tenir compte des préoccupations sociales de la population. Particulièrement répondre aux revendications salariales des agents et fonctionnaires de l’Etat qui avaient dû suspendre leur grève pour permettre au gouvernement d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative des pays pauvres très endettés.

            Il y a aussi l’exécution de la décision du chef de l’Etat décrétant la gratuité de l’enseignement primaire qui n’est en réalité que la matérialisation d’une disposition de la constitution.

            Toujours au plan social, la matérialisation des 5 chantiers devra être effective. Parce que jusque là en provinces, les choses ne semblent pas tellement évoluer.

            A Kinshasa, si les infrastructures routières sont en passe de convaincre, tel n’est pas le cas pour l’électricité et l’eau, ou encore les soins de santé qui demeurent jusqu’ici un luxe pour le Kinois moyen et un casse-tête pour le démuni.

            A tous ces sujets, il appartient aux élus de jouer pour qu’il n’y ait pas « casse ». Les deux chambres confondues, ont la responsabilité de jouer pour consolider la paix et militer pour que les avantages ou dividendes relatifs à l’atteinte du point d’achèvement puissent profiter à la population.

            Dom

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