Parlement : la dernière session du quinquennat s’ouvre ce matin

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Les carottes sont cuites. La longue marche entamée depuis les élections générales de 2006 se dirige en toute vitesse vers la ligne d’arrivée !
En effet, la session parlementaire qui s’ouvre, ce mardi 15 mars à l’Assemblée nationale et au Sénat, est la dernière du quinquennat que dirige Joseph Kabila Kabange.
L’occasion est ainsi donnée aux présidents des deux chambres, en l’occurrence Evariste Boshab et Léon Kengo, de faire le point du travail réalisé en quatre ans et demi de mandat, et dire à la Nation congolaise ce qu’a été l’apport de chaque élu en rapport avec les nombreuses promesses faites durant la précédente campagne électorale.

 En clair, il s’agit pour les uns et les autres de faire d’abord le bilan de l’institution parlementaire, et en même temps celui individuel de chaque élu.
Quel a été leur apport dans la recherche des voies et moyens pour améliorer le vécu quotidien des Congolais ? Leur apport dans la gestion de la cité par les gouvernants ?

 En attendant ce bilan, force est de constater que le Congolais de 2011 se sent moins à l’aise que le Congolais de 2006.
 Le social n’a fait que se détériorer  au  jour le jour, avec un pouvoir d’achat inexistant.  Par exemple, le prix d’un carton des chinchards est passé du simple au triple, idem pour celui des poulets, etc.). Aucune politique d’emploi n’a été menée et le nombre des chômeurs en perpétuelle croissance, Le logement est demeuré un  un luxe pour les fonctionnaires et agents de l’Etat ne peuvent jamais se taper… !
 Pourtant que le contexte a été différent de celui de la transition de 1+4 ou encore de celui ayant précédé ladite transition qui était marqué par la guerre avec pour conséquence, la multitude d’administrations du territoire national.
 Que dire du phénomène «Kuluna », ces hors-la loi qui n’étaient pas jadis connus ?  Ils  font aujourd’hui régner la terreur face aux forces de l’ordre apparemment débordées, sinon impuissantes.
 Pire, un rapport des ongs donnait le nombre des enfants de la rue supérieur à celui des policiers à Kinshasa.
 L’insécurité n’est plus l’affaire de seules provinces du Nord et Sud Kivu, ou Province Orientale où les ex-Far et Interhamwe rwandais et la Lra ougandaise traquaient la populaire. Elle est aujourd’hui généralisée et aucune province du pays n’échappe à ses affres.
 Face à toutes ces situations, les élus devront dire au peuple congolais ce qu’ils ont mené comme actions au cours de cette mandature qui touche à sa fin, dans le sens à amener l’Exécutif à s’acquitter de ses obligations vis-à-vis des gouvernés.

Quid du recensement ?

 Après les élections de 2006, nous revoici aux portes de celles de 2011 avec une grande probabilité de voir les choses se dérouler de la même manière. C’est-à-dire qu’on est parti avec le même système de détermination du nombre de siège proportionnellement à celui d’électeurs enrôlés. Alors que l’engagement était pris pour que les élections de 2011 se tiennent sur la base des données démographiques fiables, celles issues du recensement général qui devait déterminer d’abord le nombre total des Congolais, puis celui des électeurs.
 Et voilà  5 ans après, rien n’a été fait dans le sens de corriger les erreurs de 2006 dont l’indicateur était la simple projection avec tout ce qu’elle contient comme imperfections.
 Qu’est-ce que la Représentation nationale a fait pour obliger le gouvernement à réaliser ses promesses ?
 Les élus sont donc invités à travers le pacte conclu avec leurs électeurs à apporter éclaircissements à toutes ces questions. Avant de se lancer de nouveau dans la campagne électorale dont la date sera incessamment fixée par la CENI (Commission nationale électorale indépendante).
 Au cours de cette dernière session du quinquennat, on attend également la matérialisation ou l’entrée en vigueur de la réforme dans le secteur judiciaire dont un certain nombre de lois ont été votées notamment l’installation de la Cour constitutionnelle, le Conseil supérieur de la magistrature, l’application du statut des magistrats, etc.
 Il sied de rappeler qu’au cours de cette première législature de la 3ème République, l’Assemblée nationale a connu deux bureaux. Le premier dirigé par Vital Kamerhe, et le second par Evariste Boshab à la suite de la démission forcée du premier .
Dom

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