Parlement : Budget 2012 : pas si sûr avant les élections !

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Ouverte solennellement le jeudi 15 septembre dernier dans les deux chambres, la session ordinaire de septembre dite budgétaire a du mal à prendre son envol. Une semaine après son ouverte officielle, aucune chambre n’a encore adopté le calendrier des matières à examiner.
Soudain, les observateurs avertis émettent des doutes sur les chances de voir cette session parlementaire se dérouler normalement. Cela pour plusieurs raisons.

D’abord, au moins 80% des élus sortants, dans les deux chambres, se sont portés candidats aux prochaines législatives couplées à la présidentielle, convoquées le 28 novembre prochain. Raison pour laquelle ils sont occupés à déblayer le terrain en prévision de ce scrutin que d’aucuns pensent qu’il sera reès disputé, vu l’agitation qui s’observe actuellement dans les états majors politiques, tout comme à travers le pays et plus particulièrement la capitale Kinshasa qui donne l’impression d’être déjà dans la campagne électorale. Officiellement, celle-ci n’est pas encore lancée par le pouvoir organisateur des élections qui est la CENI (Commission électorale nationale indépendante).

La deuxième raison du doute de voir la présente session ordinaire se dérouler comme il se doit, c’est la difficulté de réunir le quorum requis pour siéger valablement en vue de prendre des décisions d’importance à l’instar du vote de la loi des finances pour le nouvel exercice budgétaire 2012 de l’Etat.
A ce sujet, on voit très mal, les députés sortants qui ont brillé durant toute la législature par l’absentéisme, retard aux plénières ou encore la fuite répétée, changer directement de comportement dans le sens de prendre une part active aux séances !

Ils ont le cœur ailleurs !

Personne n’ignore que l’examen du projet de budget gouvernemental reste l’une des plus grandes lois qui exigent beaucoup de concentration de la part des élus. Surtout que le budget a toujours opposé les dirigeants aux élus du fait que la tendance des premiers cités est à cacher quelques rubriques de recettes ou tout au moins chercher à les minorer. Tandis que les seconds ont toujours fouillé pour découvrir les «magouilles» ou cafouillages du gouvernement ou des services publics.

Un exercice suscitant souvent la convocation de ceux qui gèrent par la commission économique et financière du parlement.
Qui pourra alors se concentrer en cette période où chacun cherche à maximiser ses chances de l’emporter sur le terrain ou jouer de manière à prendre de l’avance sur ses concurrents ? En tout cas, on n’en voit pas ! Pas même les présidents des chambres qui sont, eux aussi, candidats.
Ce qui justifie le doute de ceux qui pensent que la présente session risque de connaître un fiasco.

Cette situation risque de donner aussi raison à ceux qui exprimaient leur scepticisme en qualifiant ladite session d’inopportune.
Un petit calcul chronologique démontre l’impossibilité pour la République démocratique du Congo d’avoir un nouveau parlement avec bureau définitif, duquel dépendra non seulement la formation du gouvernement mais également son investiture, avant le mois de février 2012.

Dom

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