Les parents ne savent pas comment occuper les enfants

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IMG_5309Lentement mais surement, l’année scolaire 2015-2016 est en train de tirer vers sa fin. Pour de nombreux  parents, c’est à la fois un sujet de soulagement d’avoir malgré la conjoncture morose  réussi à s’acquitter, tant bien que mal, des frais scolaires et autres demandes qu’implique la scolarité,  les réveils matinaux….. Mais également un moment d’inquiétudes énormes et d’angoisse pour savoir comment occuper leurs enfants pendant ces deux mois de vacances scolaires qui s’annoncent. Pour cause et d’une manière générale, il n’y a pas dans nos communes et localités disséminées à travers le pays des structures d’accueil afin de permettre à ces enfants de s’occuper dans des activités parascolaires pendant les vacances de manière seine. Les quelques initiatives existantes sont souvent hors de portée du citoyen moyen.

Si au village et dans les fins fonds du pays, l’apprentissage dans la nature reste ouvert et à l’entièrement disposition de ces jeunes pour affiner leurs connaissances de l’environnement et apprendre les rudiments des différents métiers tels qu’aller au champ, la pêche, la chasse, construire les cases…. etc, cela est loin d’être le cas dans de grands centre urbains. Dans ces centres, des constructions anarchiques ont occupé les espaces jadis dédiés aux activités pendant les vacances. La conséquence logique de cet état de choses qui amène
l’oisiveté est l’accroissement de plus en plus inquiétant de la délinquance juvénile dans des grandes villes du pays. En effet, privés de tout et les parents n’ayant pas le moyen de canaliser le trop plein d’énergie de leurs enfants, c’est dans le désordre et la débrouillardise que ces enfants  vont se tourner, avec tout le risque
que cela comporte, vers la délinquance et le phénomène  Kuluna  tant redouté.

L’idéal serait que ces enfants en période de vacances  trouvent des activités saines afin de parfaire leurs croissances, à l’exemple des disciplines sportives, de voyages et tourisme, des camps de vacances qui leur permettront de recharger à bloc leurs batteries pour l’année prochaine.  Dans cette logique, il est alors plus  qu’impérieux que les autorités et les communautés à tous les niveaux réfléchissent sur la manière la plus adéquate d’occuper les jeunes pendant cette période tant redoutées.
VAN