Parc des Virunga : SOCO dans le collimateur de Human Rights Watch

0
32

Pour protéger le parc des Virunga, l’Ong HUMAN RIGHTS WATCH n’est pas allée avec le dos de la cuillère pour enfoncer le clou à charge de la société britannique SOCO. En effet, cette société pétrolière est accusée de menacer les opposants au projet d’exploration pétrolière qu’elle mène sur ce site.  Ce vaste espace naturel, placé comme patrimoine mondial de l’UNESCO abrite une faune des espèces animales sauvages menacées de disparition, notamment les Gorilles des Montagnes et des plaines ainsi qu’une flore variée et palpitante sans oublier des ressources halieutiques incommensurables dans ses innombrables cours d’eau.

C’est suite à la tentative de meurtre perpétrée le 15 avril dernier sur M. Emmanuel de MERODE, directeur de ce parc, que HUMAN RIGTHS WATCH a lancé cette alerte en précisant que « les autorités congolaises devraient initier des enquêtes approfondies et impartiales sur les menaces et les violences à l’encontre des gardes de ce par cet des activistes locaux militant pour la défense de la nature ». Mais hélas ! Au lieu de les protéger, les autorités alertées ont détenu arbitrairement ces opposants à l’exploration pétrolière et qui ont été agressés par des personnes non identifiées après avoir critiqué des projets d’exploitation pétrolière dans le parc.

Depuis bien longtemps, M. Emmanuel de MERODE et tous les activistes des droits de l’homme s’opposent ouvertement à l’exploration et l’exploitation du pétrole dans le Parc des Virunga car ce genre d’activités risque de provoquer un impact négatif sur la faune, la flore et les communautés de base. Ce site, qui est l’un des plus vieux parcs en Afrique, a été créé en 1925 pendant la colonisation belge.

Par ailleurs, des sources proches de cette Ong Internationale, renseignent que des pots-de-vin auraient été versés pendant plusieurs mois à des hautes autorités politiques, administratives et judiciaires ainsi qu’un haut responsable de ce parc. Et de s’étonner devant le silence observé sur les résultats de ses enquêtes à ce sujet, pourtant transmis à un procureur près le Tribunal de Grande Instance de Goma quelques heures avant l’attaque perpétrée contre M. Emmanuel de MERODE.

Pour sa part, tout en condamnant ces actes de violence et le recours à des pots-de-vin, la société pétrolière SOCO a rejeté toutes ces accusations et a promis de mener ses propres enquêtes. Cependant, pour le commun des mortels, il n’y pas de fumée sans feu, dès lors que la tentative de meurtre sur la personne du directeur de ce Parc n’est pas le fait du hasard ou une opération du Saint Esprit. Comme disait Georges CLEMENCEAU, ancien Président du Conseil de la République Française, une goutte de pétrole vaut une goutte de sang. On n’oubliera pas de sitôt la mort suspecte en 1961 par un accident d’avion de l’un des dirigeants de la Multinationale Italienne de pétrole.

            F.M.     

LEAVE A REPLY

*