Parc de Virunga : le gouvernement calme le jeu

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virungaLe ministre des Hydrocarbures, Crispin Atama Tabe, a clôturé dans l’après-midi de mardi 18 mars 2014 l’atelier de sensibilisation sur la problématique de l’exploitation et production pétrolière dans les aires protégées de la République Démocratique du Congo, cas du Parc national de Virunga. Le cadre choisi pour la tenue de cette activité était l’hôtel Sultani, dans la commune de la Gombe.

La cérémonie a été rehaussée de la présence de Bavon N’sa Mputu, ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, de son collègue de l’Industrie, Rémy Musungayi, du Représentant de l’Unesco en RDC, des Députés et Sénateurs, etc.

L’organisation de cet atelier découle une instruction du Chef de l’Etat au gouvernement, visant éviter toute équivoque dans la gestion des aires protégées, une question qui préoccupe l’opinion tant nationale qu’internationale.

Dans son intervention de circonstance, Crispin Atama Tabe a donné lecture de quelques recommandations formulées par les participants à l’issue des travaux de l’atelier. Dans ce paquet, on signale la nécessité de la mise en place d’une politique claire de protection de l’environnement et des intérêts des communautés locales, la finalisation de différentes études environnementales en cours d’exécution et à long terme, la mise en œuvre d’un plan d’aménagement des aires protégées, et enfin l’exploration de différentes voies de sortie en partenariat avec l’Institut Congolais de Conservation de la Nature (ICCN).

Procédant à la clôture de l’atelier, le ministre des Hydrocarbures a réitéré la position du gouvernement, qui vise le développement durable des aires protégées, le patriotisme et la recherche de l’l’intérêt commun dans l’exploitation des ressources pétrolières.

Crispin A         tama Tabe s’est réjoui des options levées par les participants au sujet des coûts, dividendes et conditions liés à l’exploitation des hydrocarbures. Il a reconnu que cet atelier a permis d’étudier les incidences à la fois humaines et naturelles de différents projets d’investissement.

Toutefois, a-t-il indiqué, plusieurs divergences d’opinions s’élèvent au sujet du Parc national des Virunga, réputé pour sa spécificité et sa biodiversité.

Il a noté que la volonté de transformer les ressources naturelles en richesses réelles exige un maximum de responsabilités, d’où l’organisation d’un cadre de réflexion qui est une sorte d’étude d’opportunités dans laquelle le gouvernement s’est engagé depuis mars 2011. L’acte générateur a eu lieu en 2010 avec la signature d’un contrat avec la société SOCO dans le bloc 5 du Graben Albertine.

Intervenant pour sa part, le Secrétaire général aux Hydrocarbures, Désiré Ngoy Masuka, a expliqué l’objectif que poursuivi par sa tutelle était d’évaluer les potentialités de la RDC en ressources pétrolières, sans porter préjudice à la nature. Enfin, il a indiqué qu’actuellement le ministère se trouve dans la phase d’évaluation des ressources pétrolières sur l’ensemble des bassins sédimentaires.

Signalons que plusieurs sous –thèmes ont été débattus  au cours de l’atelier de l’hôtel Sultani, tels que la problématique de l’exploitation pétrolière dans les aires protégées, la nécessité de l’évaluation stratégique environnementale, le statut du Parc national de Virunga comme patrimoine mondial et enfin la gestion de ce site face à la problématique de la préservation de la biodiversité.

Melba Muzola

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