Panique hier au camp Un écolier touché par une balle perdue

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 Sunzu Chadrac, 8 ans, écolier en 2ème année à l’Ecole primaire 1 Mayele na Bomoi, au camp Luka dans la commune de Ngaliema, a été blessé par une balle perdue hier, lundi 28 février 2011 pendant la récréation fixée de 10h à 10h15’. La balle a perforé la partie externe de son oreille gauche et a terminé sa course au niveau du cou en y laissant une plaie béante.
A notre arrivée sur les lieux, aux environs de 12h, la chemise de la victime tâchée de sang était laissée là où le petit avait attrapé la balle. Et un mètre plus loin, on avait encerclé par la craie le périmètre où l’enfant avait perdu beaucoup de sang avant d’être conduit à l’hôpital.
Selon Guillaume Ibula, préfet des études de ce complexe scolaire qui est une école conventionnée appartenant à l’Eglise libre baptiste au Congo (ELBC), la balle a été récupérée et remise à la police. Au sous commissariat de la police de Jamaïque à Kintambo où l’enfant a été conduit, a dit le préfet, il leur a été conseillé de donner à l’enfant les premiers soins et ensuite de le transporter au camp lieutenant Kokolo, où il y a des experts pour des soins beaucoup plus appropriés.     
 Nous étions encore là quand la directrice de l’école primaire, Espérance Nitu, est revenue de la polyclinique Lutu Nsatu avec l’enfant porté par son oncle paternel, suivi par son père Anicet Kufingina Sanga, un agent de ce complexe scolaire. « Nous avons avancé 4.000FC sur les 5.500FC demandés par la polyclinique dans laquelle l’enfant a été soigné. Comme c’est arrivé à l’école, nous devons absolument prendre soin de l’enfant, » nous a-t-elle dit après avoir confirmé les faits livrés par le préfet.
 Apparemment, l’enfant garde toutes ses facultés, il parle et se déplace normalement. La directrice et les parents de l’enfant s’apprêtaient à partir au camp Kokolo comme il leur a été recommandé quand nous quittions cet établissement.
 D’où venait cette balle perdue ? Qui l’avait tirée ? Dans quelles circonstances ? Toutes ces questions demeurent sans réponses pour le moment et peut-être pour toujours.
 Dans son message le dimanche 27 février 2011, Lambert Mende, ministre de la Communication, des Médias et porte- parole du gouvernement, demandé à la population de vaquer librement à ses activités et que la situation était sous contrôle.  
Si aucune explication plausible n’est donnée sur la balle perdue qui a blessé un écolier au camp Luka, alors il deviendrait dangereux de circuler à Kinshasa car une balle peut tomber à n’importe quel lieu sans que l’on sache sa provenance. L’éternelle question de l’insécurité continue donc à se poser avec acuité à Kinshasa.
Jean- René Bompolonga  

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