Panique à Barumbu : un immeuble sur le point de s’écrouler

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Zemanta Related Posts ThumbnailC’était le sauve-qui-peut dans la soirée du dimanche 27 octobre 2013 au quartier Bon Marché, dans la commune de Barumbu. Et pour cause ? Les riverains des avenues Progrès et Kabasele (ex-Flambeau) ont entendu des bruits suspects et senti des secousses dont l’origine était difficile à déterminer.

Les spéculations allaient dans tous les sens. Par curiosité, les riverains ont cherché à savoir ce qui se passait. D’où, nombre d’entre eux ont pris leur courage à deux mains pour se livrer à une rapide inspection du secteur, en prenant la direction du lieu d’où provenait ce qui ressemblait à des craquements. Et, ce travail d’investigation n’a pas tardé à donner des résultats.

Pendant que la foule convergeait vers un immeuble inachevé sis au croisement Progrès-Kabasele, non loin du cybercafé Djaffar, finalement identifié comme le lieu du danger, les surveillants dudit bâtiment prenaient la direction contraire, en s’éloignant à grandes enjambées. Sur leur passage, ils lâchaient la terrible nouvelle : des matériaux utilisés pour la construction étaient en train de tomber comme des feuilles mortes. Par ailleurs, les fissures des colonnes et plateformes ne faisaient que s’élargir, annonçait l’écroulement de l’immeuble à plus ou moins brève échéance. On laisse entendre que les fissures étaient visibles sur l’ensemble de l’architecture depuis plusieurs semaines et leur vue donnait la chair de poule aux voisins et passants.

L’alerte ayant sans doute atteint des autorités communales, urbaines et nationales, une unité de la police n’a pas tardé à se déployer sur les lieux.

Compte tenu du danger d’écroulement du bâtiment qui planait sur elles, plusieurs familles de l’avenue Progrès 257, ont préféré passer la nuit du dimanche 27 au lundi 28 octobre à la belle étoile, pour leur sécurité.  Dans la journée du lundi 28 octobre, la première autorité nationale à se pointer sur le site était Thérèse Bafanga Atosa, Secrétaire générale ad intérim au ministère de l’Urbanisme  et Habitat.

Elle a constaté que l’immeuble de tous les dangers comporte trois niveaux et se trouve en phase de finissage. Selon les gens du coin, son propriétaire serait un nommé Martin, non autrement identifié, résidant dans le même quartier et magistrat de son état.

Après avoir rapidement évalué la situation, la Secrétaire générale à l’Urbanisme et Habitat a pris, comme première mesure conservatoire, de sécuriser les riverains environnante en   leur demandant d’évacuer purement et simplement leurs maisons.

« Nous faisons notre travail mais les Congolais ne veulent pas contacter les services attitrés pour leur demander leur expertise. Ils causent du tord inutilement au pays en général et à la population en particulier», a-t-elle déclaré en substance.

Au moment où elle se trouvait au quartier Bon Marché, une commission spécialisée se réunissait à la demande du gouvernement, pour voir dans quelle mesure procéder urgemment à la démolition de cette bâtisse afin de limiter les dégâts matériels et d’épargner des vies humaines.

En visitant les lieux, le constat malheureux à faire est que le maître d’ouvrage s’était servi du mur de la clôture (de la façade gauche et de derrière) pour en faire sa fondation.

Selon les voisins, cette parcelle abritait l’église ACK et un garage de nettoyage des véhicules. La construction de cette bâtisse a commencé il y a quelques mois. Le voisin le plus exposé  est celui de l’avenue Progrès 257/bis, un certain Franco Mubamba. Ici, les propriétaires comme les locataires ont évacué leurs biens de la résidence, puisque le mur qui les sépare  de l’immeuble à problèmes ne rassure pas. Et, dans la matinée le mur commençait à tomber petit à petit en morceux dans cette parcelle. Ces familles lancent un s.o.s puisqu’elles sont sans abri.

Dans cette même matinée, les fissures de l’immeuble se sont ouvertes davantage. Cela a entrainé l’écroulement de quelques blocs de ciment qui ont servi à l’érection de la façade  située du côté du tunnel communément appelé « Flambeau petit ». Il faudrait noter que le propriétaire, plusieurs fois interpellés par l’administration municipale et urbaine, a toujours fait la sourde oreille.

Dorcas NSOMUE 

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