Palu : Adolphe Muzito en harmonie avec la base

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muzitoLes pourfendeurs d’Adolphe Muzito sont inconsolables et se demandent si le ciel ne va pas tomber sur leurs têtes l’un de ces quatre matins, à l’allure où évolue la situation dans leur parti. Eux qui croyaient l’avoir enterré vivant au lendemain des mesures le suspendant pour trois ans n’en revenaient pas le samedi dernier à Buma, le sanctuaire des « gizengistes » lors de la cérémonie de la clôture officielle de l’année jubilaire du cinquantenaire et du 51ème anniversaire du Parti Lumumbiste Unifié.
A son arrivée sur les lieux, le Premier Ministre honoraire a été chaleureusement et vivement accueilli par des chants, cris de joie, applaudissements frénétiques et slogans politiques en l’honneur du Patriarche Antoine Gizenga et les autres grandes figures de ce parti fondé en 1964 aujourd’hui décédées ainsi que les Héros nationaux, à savoir Patrice Lumumba et Laurent-Désiré Kabila.
Les services du protocole ont dû déployer des efforts importants en hommes et femmes pour frayer à Adolphe Muzito un passage parmi la foule compacte et le conduire jusqu’à la tribune d’honneur où siégeaient déjà d’autres dignitaires parmi lesquels certains de ses pourfendeurs dont le regard était fuyant face à cet accueil délirant et sans égal. Le premier ministre honoraire était devenu la grande attraction de cette manifestation politique qui a fait dire à une dame visiblement émue, la soixantaine révolue : « Nge kele ya betu. Betu ke na manima na nge ». Traduisez : « tu es nôtre, nous croyons en toi ».
Ces  marques de sympathie constituent un sérieux camouflet doublé d’un désaveu à l’endroit des pourfendeurs de cet homme aujourd’hui adulé pour ses analyses politiques du fait de la présence de certains témoins gênants, notamment des autorités politiques de premier plan assis à la tribune d’honneur, des chefs des partis de la majorité présidentielle et de l’opposition, des chefs des missions diplomatiques accrédités en RDC, des hauts responsables des confessions religieuses et des organisations de la société civile et d’une foule nombreuse  accourue des quatre coins cardinaux de la capitale. Ce qui a fait dire à certains militants : « C’était fantastique. Muzito doit en avoir ressenti des frissons. Dans la guerre que lui livrent certains cadres du Palu, il a désormais l’assurance du soutien public de la base du parti ».
Toujours selon un autre haut cadre du Palu venu expressément la veille de Kikwit, l’on a observé le même élan avec le déploiement des calicots, banderoles coiffés des divers messages de soutien à l’ancien ministre du Budget dans le chef-lieu de la province du Bandundu et partout dans le Kwilu, fief du Palu. N’eût été l’intervention des éléments de la police locale, ces villes et localités auraient connu des accrochages sanglants entre la base du Parti et certaines personnes ayant des liens affectifs avec les pourfendeurs du premier ministre honoraire.
Dans cette foule, des commentaires allaient bon train. «Adolphe Muzito est combattu par des esprits jaloux de ses brillantes prestations et courageuses réflexions citoyennes tant lors des réunions du Parti qu’à travers ses 7 tribunes. On regrette ces décisions de suspension à l’endroit de cet homme qui n’exerce pourtant aucune fonction dans la hiérarchie du parti alors qu’il en a le profil, l’aura et le bagou», s’est exclamé un dirigeant d’une des sections de la jeunesse du Palu.
                                                                                              Castro