Un ouvrage à lire absolument : la couleur des gènes ou la perversion de la génétique

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Le samedi 03 Mars 2018, au Centre Africa de Montréal, nous avons assisté à une présentation quasi académique d’un livre qui vient de paraître, intitulé «La couleur des gènes ou la perversion de la génétique» du Prof. MAJAMBU MBIKAY. Tout Africain, ou mieux, tout «Afro-descendant», comme il l’a lui-même nommé, devrait l’acheter pour
le lire, le relire, le faire lire à ses enfants et petits-enfants et dans son milieu de travail (bref dans son entourage) pour casser à
jamais les préjugés liés à la couleur de la peau, aux fameux résultats
orientés des tests de QI, aux falsifications de l’Histoire des Noirs,
etc.

Homme aux compétences scientifiques énormes et multiples, presque
inconnu de ses compatriotes, Majambu Mbikay, biologiste moléculaire et
manipulateurs de gènes, s’inscrit dans la droite ligne des successeurs
du Savant Sénégalais Cheikh Anta Diop. Son brillant travail fondé sur
la manipulation et l’analyse des gènes de l’humain vient compléter les
résultats de Cheikh Anta Diop sur les origines africaines de l’Homo
sapiens : Abebe (Monsieur) et Abeba (Madame) sont apparus sur le
continent noir. Cela est, hors de tout doute, démontré génétiquement.
Chaque humain habitant la planète Terre porte en lui un héritage
génétique africain provenant d’Abebe et Abeba, parents de l’humanité
entière.
Le livre du Prof. Majambu Mbikay déconstruit, exactement 30 ans après
la mort de Cheikh Anta Diop, les préjugés et les mythes liés à
l’infériorité intellectuelle des Afro-descendants, les falsifications
historiques et la promotion d’une idéologie raciste. «La couleur des
gènes ou la perversion de la génétique» du Prof. Majambu Mbikay est le
maillon qui manquait à la série des conférences de Cheikh Anta Diop.
Il lui appartient maintenant de reprendre le bâton de conférencier,
comme Cheikh Anta Diop, pour faire connaître ses résultats à l’Afrique
d’abord et au monde entier ensuite.
Vous pouvez acheter ce livre directement en ligne sur le site Amazon
(.com, .ca ou .fr).
Enfin, il y a presque deux ans, sur le net, certains Congolais
m’avaient trouvé un peu prétentieux (voire arrogant), quand j’avais
sollicité un débat public avec ceux qui soutenaient que l’humanité
avait ses origines en Inde. Ce livre est venu m’apporter d’autres
puissants arguments.

L’Afrique est le berceau de l’humanité. Un point-Barre !

Sinaseli TSHIBWABWA

L’ouvrage vu par l’auteur

Cet ouvrage est la réponse à de multiples interpellations auxquelles,
du fait de ma profession de biologiste moléculaire, de manipulateur de
gènes, je fais face de la part de ma communauté d’origine ethnique,
l’Afrique subsaharienne, communément appelée l’Afrique ‘noire’. Ces
interpellations traduisent toutes une inquiétude persistante face au
terme génétique, comme si le mot véhicule une fatalité intimidante,
une sorte de terrible secret qu’il était vital de ne pas révéler de
peur qu’il n’explique et ne justifie la précarité historique et
actuelle des peuples du continent. Le souci s’insère dans la
mythologie contemporaine de la science, comme référence et autorité
ultime en ce qui concerne la vérité objective. Cette mythologie
infiltre le discours et le théâtre. Le mot ADN est devenu la clé à la
voûte ultrasecrète où se garde le secret de l’être, de ses origines,
de son avenir, de son état et de son devenir. Les scientifiques qui
ont le droit de pénétrer dans ce sanctuaire en ressortent avec des
révélations qui définissent le destin de chaque être humain, depuis sa
naissance, dans son développement, sa santé, ses risques de maladies,
sa longévité. Les gènes sont devenus les oracles des temps modernes,
que l’on consulte, que l’on écoute et en qui l’on croit aveuglement,
aux dictats desquels l’on s’enthousiasme ou l’on se résigne. Cet
ouvrage est un effort de déconstruction du mythe, une tentative de
replacer la génétique dans un contexte plus large d’interprétations du
destin biologique. La génétique est quelque chose, mais elle n’est pas
tout. Elle explique certaines choses, mais ses explications restent
partielles et souvent provisoires. Mais le point le plus important de
ma dissertation, est que, par sa nature et dans ses mécanismes, la
génétique s’interdit la fixité et la rigidité, au point qu’il est
totalement farfelu et foncièrement malvenu de tenter d’en dériver des
postulats sociologiques ou philosophiques pour échelonner les
individus ou les groupes d’individus selon leurs différences.

Au sujet de l’Auteur

MAJAMBU MBIKAY, Pharmacien (Universite Lovanium, Kinshasa, 1971), PhD
(State University of New York, Buffalo, 1979), a été professeur de
biochimie et de biologie moléculaire à l’Université d’Ottawa ainsi que
chercheur biomédical à l’Institut de recherches de l’Hôpital d’Ottawa
et à l’Institut de recherches cliniques de Montréal. Avant sa
retraite, le thème central de sa longue carrière scientifique a été la
manière dont la Nature augmente ses capacités en créant une variété de
molécules par fragmentation des protéines, au stade dernier dans le
flux de l’information génétique. Sa recherche récente a porté sur la
génétique de la susceptibilité et de la résistance aux maladies
chroniques et infectieuses. Professeur Mbikay est né et a été élève en
République Démocratique du Congo