Opposition : le spectre du porte-parole

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Entre 2006 et 2011, l’Opposition politique n’a pu se donner un porte-parole, pourtant constitutionnellement prévu, en raison de l’exigence du MLC (Mouvement de Libération du Congo) de voir le poste revenir à Jean-Pierre Bemba, son leader, en détention au centre pénitencier de la CPI à La Haye. Ce parti invoquait son poids parlementaire (une soixantaine de députés) pour bloquer ses partenaires.
Selon l’Article 19 de la Loi portant Statut  de l’Opposition politique, le porte-parole est désigné par consensus par les sénateurs et députés nationaux de l’Opposition, ou, à défaut, par vote au scrutin majoritaire à deux tours. Et ce, dans le mois qui suit l’investiture du Gouvernement.
 Ainsi qu’on le sait, l’équipe Matata a été investie le 09 mai 2012. En principe, la désignation du porte-parole de l’Opposition devrait intervenir le 09 juin au plus tard.
Toutefois, comme en 2006, la guerre de positionnement semble ouverte entre les dissidents  de l’UDPS présents à l’Assemblée Nationale, le MLC (Mouvement de Libération du Congo) et l’UNC (Union pour la Nation Congolaise) qui viennent d’exhumer l’arme de leur poids politique, au regard des résultats des élections législatives du 28 novembre 2011.
On laisse entendre que Samy Badibanga, député élu du Mont Amba, à Kinshasa, est cité comme candidat porte-parole de l’Opposition dans le camp UDPS/FAC, dont il est le numéro un. Ici, on souhaite que le consensus se dégage rapidement en sa faveur.
Les observateurs se demandent, au regard des tergiversations qui s’observent dans les rangs des députés de l’Opposition, si la Majorité Présidentielle va leur laisser le soin de se déterminer sans interférence. Un nouveau coup fourré est à craindre si cette famille politique ne tire pas les leçons du passé pour s’assumer comme structure indépendante.
 
Kimp

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