Opérations militaires à Beni, Fizi, Mwenga etc. : les civils entre brousse et villages

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Le porte-parole civil de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo(Monusco), Madnodje Mounoubai, a co-animé hier mercredi 15 septembre le point de presse hebdomadaire  avec son collègue militaire, le lieutenant-colonel Amadou Gueye. Un seul point, la situation militaro-humanitaire sur l’ensemble du pays, a captivé l’attention des professionnels des médias qui ont appris que la stabilité règne dans l’Ouest de la RDC, au moment où la situation était volatile dans l’Est, particulièrement au Nord-Kivu. 

            En effet, a indiqué le lieutenant-colonel Gueye, la situation sécuritaire est marquée par plusieurs attaques de groupes armés contre les civils la semaine passée. « Nombreux rapports ont signalé des pillages et tueries des civils perpétrés par les groupes armés », a-t-il déclaré, tout en soulignant que les Forces armées de la RDC (FARDC) ont lancé le 3 septembre 2010 la deuxième phase de l’Opération Ruwenzori sur fond des deux combats livrés avec succès contre les éléments de l’Alliance des Forces Démocratiques(ADF).

Pour sa part, le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies(Ocha) a révélé que les opérations lancées par l’Armée nationale dans le territoire de Beni empêchent les populations qui manifestent le désir, de retourner dans leurs milieux d’origine. Par ailleurs, poursuit-il, la relance des actions guerrières contre les rebelles ougandais de l’ADF/NALU risque temporairement de poser un problème au retour des déplacés à cause des aléas sécuritaires.   

Sud-Kivu : viols, pillages et enlèvements 

            A la suite de plusieurs attaques menées par les FARDC contre les positions Maï-Maï dans le territoire de Fizi dans le cadre de l’opération « Amani Leo », les populations civiles sont forcées de faire des mouvements de va-et-vient entre la brousse et les villages. Ce constat fait par Ocha ajoute que Miki, dans le territoire de Mwenga, est inaccessible aux acteurs humanitaires en raison de la situation sécuritaire. Des rapports des acteurs locaux basés dans ce territoire font état de graves exactions et violences, dont des violences sexuelles basées sur le «genre», exercées contre les populations civiles. D’autres barbaries telles les viols, pillages et enlèvements, ont été aussi enregistrées dans le Sud-Kivu.

            Au moment où se poursuivent les efforts conjoints de la Force de la Monusco et des agences humanitaires pour vérifier les viols massifs rapportés dans les territoires de Shabunda et Mwenga pendant le mois d’Aout 2010, la Brigade du Sud-Kivu de la Force de la Monusco a établi une Base Opérationnelle Mobile le 2 septembre 2010 pour mener des patrouilles sur l’axe Katshungu-Shabunda et le sécuriser. Une deuxième Base Opérationnelle Mobile a été établie par les Forces spéciales Egyptiennes de la Force de la Monusco à Katshungu le 8 septembre 2010 pour sécuriser l’axe Katshungu-Kibulube. Aussi, des patrouilles à longue portée menées par les postes opérationnels des Forces spéciales égyptiennes et contingent pakistanais de la Force de la Monusco continuent de renforcer la sécurité dans cette région.

Tshieke Bukasa

 

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