Opérations d’urgence dans l’Est : le PAM a besoin de 43,2 millions USD

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Pour faire face aux besoins d’assistance croissants, le Programme alimentaire mondial (PAM) a besoin de 43,2 millions de dollars supplémentaires, uniquement pour les opérations d’urgence dans l’Est, a déclaré Mme Fabienne Boeump du PAM, lors de la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies. 
Malgré cela, a-t-elle dit, l’agence onusienne continue ses opérations de distribution des vivres. Ainsi, 5.500 personnes déplacées, ayant fui les combats dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, ont bénéficié le 18 juin d’une distribution de biscuits énergétiques.
Le 19 juin, le PAM a distribué une aide alimentaire à plus de 75.000 personnes déplacées dans différents sites autour de Manono, Mitwaba et Pweto, dans la province du Katanga. Ces déplacements se produisent alors que le PAM n’a pas de financements suffisants pour 2012. 
 
De ce fait, le PAM a été contraint de réduire ses activités dans les cantines scolaires, les rations de quelques 75.000 déplacés vivant en familles d’accueil et limiter ses programmes «vivre contre travail» et «vivre pour la formation». 
Par ailleurs, un communiqué d’OCHA, le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies signale que 1234 Centrafricains seraient arrivés dans le nord de la province de l’Equateur, fuyant l’insécurité dans leur pays. Ils se sont installés dans les localités de Ngele et Kedja, dans le district du Nord- Ubangi. Les autorités provinciales sollicitent l’appui des acteurs humanitaires pour répondre aux besoins de ces personnes. Une réunion des partenaires a décidé l’envoi dans les prochains jours d’une mission inter-agences pour évaluer la situation. Rappelons que l’année passée, la province de l’Equateur avait accueilli 572 centrafricains fuyant toujours l’insécurité dans leur pays. 
 
Or, Mme Fabienne Boeump du PAM a signalé que 60% de la population de la province de l’Equateur sont en insécurité alimentaire après une enquête menée par cette agence onsienne dans cette province. 6 habitants sur 10 sont en insécurité modérée ou sévère. Le PAM estime à 900.000 le nombre des personnes en insécurité alimentaire sévère et à plus de 2,8 millions en insécurité alimentaire modérée. Tant de facteurs expliquent cette situation, dont la pauvreté qui limite les capacités des ménages à produire une nourriture suffisante ou de générer des revenus suffisants pour satisfaire les besoins de base (alimentation, santé, éducation).
 
Nana Mpoke Endanga 
(Stg/IFASIC)   
    

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