OLPA/Genre invite les femmes des médias à intérioriser la parité

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rdc medias_0Le département genre de l’ONG OLPA (Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique) a organisé hier lundi 7 mars 2016, une journée d’information sur la parité dans la presse. Cette journée de partage d’expériences avec les femmes des médias et les étudiantes en journalisme a été organisée à la veille de la commémoration de la Journée Internationale de la Femme, célébrée le 8 mars de chaque année, en vue de promouvoir l’émergence de la femme dans la presse. « Appliquons la parité homme-femme maintenant pour le développement durable » : tel est le thème national choisi pour cette année.

Un accent particulier a été mis sur la maitrise et à la vulgarisation de  la notion stratégique relative à l’égalité entre la femme et l’homme dans les médias pour un développement humain durable. Au cours de cette réunion, les oratrices ont abordé plusieurs points, notamment l’approche genre dans les médias en RDC, les relations femmes journalistes, hommes politiques et autres acteurs sociaux, etc.

En ce qui concerne le premier point, les conférencières ont fait savoir que les femmes ne sont pas inférieures aux hommes contrairement aux différences sociales que d’aucuns soutiennent comme étant naturelles.  L’approche genre doit prendre en compte la promotion de la femme, en vue de l’établissement d’un vrai partenariat du développement comme indiqué dans l’article 14 de la Constitution.  «Les pouvoirs publics veillent à l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard de la femme en assurant la protection et la promotion de ses droits ».

Aujourd’hui, il y a des camerawomen, des éditrices de journaux.

Par rapport au second point, les intervenantes ont martelé que la femme journaliste n’est pas différente de l’homme journaliste. Il s’agit d’une personne dont la profession est de rassembler des informations, de rédiger un article ou mettre en forme un reportage afin de présenter des faits qui contribuent à l’actualité et à l’information du public.

Un homme politique est celui qui exerce une activité professionnelle en rapport avec les affaires publiques ou de l’Etat. La femme dans le monde médiatique occupe une place de choix mais elle est mal réputée dans la société par rapport à son comportement. Et pourtant cette dernière doit entretenir une relation professionnelle pure et simple avec les hommes politiques ou autres acteurs sociaux pour mieux faire son travail, elle doit s’imposer quelques règles de conduite ou morales au risque de se faire manipuler par des hommes politiques ou autres acteurs sociaux.

Elle doit éviter le concubinage avec les politiciens ou autres acteurs sociaux, parce qu’il est difficile de traiter avec honnêteté et impartialité une information concernant un ami. Etre ami d’un homme politiqueù ou un autre acteur social ne veut pas dire être son porte-parole. Eviter toute pratique qui nuise au prestige de la profession.

Le lieu professionnel est le premier lieu de rencontres. S’il y a autant des femmes journalistes vivant avec des hommes politiques ou autres acteurs sociaux, c’est que le niveau de connivence est très important.

La femme journaliste doit mettre toutes les batteries en marche pour redonner une nouvelle image d’elle au sein de la société, son organe de presse et sa profession. Elle doit faire ressortir et adopter une nouvelle vision de sa profession et dégager les différentes stratégies concrètes d’action pour sa promotion.

OLPA genre souhaite voir à l’avenir des femmes journalistes respectueuses de l’éthique, titulaires de postes de responsabilité au sein des entreprises de presse, autonomes, indépendantes d’esprit,  travailleuses et éveillées.

            En ce qui concerne l’accès des femmes des médias à l’information (défis et pistes de solution), les oratrices de l’OLPA genre ont fait savoir que les femmes journalistes sont butées à des difficultés pour accéder à l’information, contrairement aux hommes. Pourtant la loi reste équitable à ce sujet et n’opère aucun distinguo entre homme et femme journalistes. Les dispositions de l’article 11 de la loi n°96-002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de presse en RDC stipulent que « le journaliste est libre d’accéder à toutes les sources d’information. Il n’est pas tenu de divulguer ses sources d’information, sauf dans les cas prévus par la loi ».

            Le métier de journaliste étant pour la femme une opportunité pour faire valoir ses compétences et participer au développement de sa communauté, le mois de la femme ne doit pas être la seule occasion pour les femmes des médias de défendre leurs intérêts mais la lutte doit être permanente.

Murka