Olenghankoy lance le Conseil National de la Résistance

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Des délégués de l’Opposition, toutes tendances confondues, ainsi que des organisations de la Société Civile se sont réunis le samedi 16 décembre 2011 au siège des Fonus, à l’initiative du président national de ce parti, Joseph Olenghankoy. C’était pour discuter de la suite à réserver au verdict de la Cour Suprême de Justice ayant décrété la disqualification de la requête de Vital Kamerhe, un des candidats à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011, pour manque de preuves des irrégularités y dénoncées.

A l’issue de leur concertation, Joseph Olenghankoy a annoncé à la presse la mise sur pied, à partir de la date précitée, du « Conseil National de la Résistance », une structure apolitique appelée à lutter, par des manifestations pacifiques, pour obtenir le respect, par le pouvoir en place, de la vérité des urnes. Celui qui revendique le statut de porte-parole du CNR a indiqué que des manifestations de protestation allaient être organisées, dans le plus bref délai, à travers tout le pays, afin qu’une véritable démocratie puisse s’installer au Congo.

Le président national des Fonus a fait savoir que des consignes strictes seraient données aux militants des partis politiques de l’opposition, aux fidèles des églises, aux jeunes, aux mamans vendeuses ou maraîchères, aux élèves et étudiants, bref… à tous les Congolais déshérités afin qu’aucun acte de violence (casse, pillage, incendie, affrontements avec les forces de l’ordre) ne soit commis au moment des actions de rue.
Selon Olenghankoy, le « Conseil National de la Résistance » n’est pas à confondre ni avec un mouvement de désobéissance civile, encore moins avec une rébellion armée. Il s’agit d’un cadre de revendication non-violente d’un droit, celui de restaurer au peuple sa victoire électorale dans les urnes, telle que consignée dans les différents procès-verbaux ramenés par les témoins des partis et regroupements politiques ainsi que dans les rapports des missions d’observation tant nationales qu’internationales.

Ce jeune opposant présent sur la scène politique congolaise depuis le régime Mobutu et rendu célèbre par la planification des opérations « villes-mortes » et « pays-mort », soutient que l’idée de la création du CNR a rencontré l’adhésion aussi bien de l’ensemble de l’Opposition que des confessions religieuses, des associations des jeunes, des organisations syndicales que de celles des femmes. Il pense qu’une « démocratie » protégée par des chars et des auto-blindées postés sur toutes les places publiques de Kinshasa causerie plus de tort au pays que celle découlant de la volonté populaire.        Kimp

 

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