Olenghankoy appelle à la retenue

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olengambwaAu cours d’un point de presse qu’il a animé hier dimanche 8 mai 2016 au siège de son parti, sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu, le président des FONUS (Forces Novatrices pour l’Union et la Solidarité), Joseph Olenghankoy, a appelé le gouvernement congolais à la retenue.

A son avis, le pouvoir de Kinshasa n’a pas de raison de faire des Etats-Unis d’Amérique, la première puissance économique, industrielle et militaire de la planète son ennemi, d’autant plus que le pays de l’Oncle Sam a toujours soutenu la République Démocratique dans les moments difficiles de son histoire, depuis  son accession à sa souveraineté nationale et internationale en 1960.

Il a rappelé que le gouvernement américain contribue pour près de 50 % dans le budget de la Monusco (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo). Olenghankoy considère l’affaire du recrutement des mercenaires américains par l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga, Moïse Katumbi, comme « une distraction pour détourner la nation congolaise de l’objectif essentiel qui est la tenue des élections dans les délais constitutionnels ».

 Le président des FONUS a déploré le fait  que le pouvoir de Kinshasa, resté longtemps passif face à la situation sécuritaire de l’Est du pays, particulièrement dans le territoire de Beni, où sont enregistrés des massacres au quotidien, vient de mettre en place une commission d’enquête une commission  sur la présumée affaire de recrutement des mercenaire américains.

Cela prouve, selon Olengankoy, que les tenants du pouvoir en place accordent beaucoup plus d’importance à leur sécurité qu’à celle de leurs compatriotes.

          Considérant que la plainte déposée par le Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, portant sur le présumé détournement des deniers publics par le président du Tout Puissant   Mazembe est classé à ce jour sans suite, il doute de la véracité des charges retenues contre Moïse Katumbi par le ministre de la Justice, Alexis Tambwe Mwamba, qui a instruit le Procureur Général de la République de poursuivre le candidat G7 et AR à l’élection présidentielle de novembre 2016.

          Il estime que « l’agitation actuelle autour de la situation qui prévaut dans l’ancienne province du Katanga ressemble à la fumée qui annonce le feu qui risque de faire imploser la République Démocratique du Congo».

          Olenghankoy a appelé à « la mobilisation nationale pour protéger la nation en péril et défendre la démocratie en danger ».

ERIC WEMBA