OCC : le DG suspendu de ses fonctions et mis à la disposition de la Justice

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Tout est allé vite et très vite à l’Office Congolais de Contrôle ! La grève déclenchée il ya une semaine vient de produire des effets néfastes et inattendus avec la suspension du Directeur Général de cet office en la personne de  Assani. Cette décision a été rendue publique hier dans l’après-midi sous la signature de Mme la ministre du Commerce à l’issue d’un week-end marathon qui a vu les services de sécurité entreprendre une enquête pour déterminer les tenants et les aboutissants de cette situation qui commençait à paralyser cet organisme des recettes de l’Etat qui constitue un verrou de contrôle des produits manufacturés, vivriers et technologiques et autres, entrant et sortant du territoire national.

La goutte qui a fait déborder le vase n’est autre que les échauffourées constatées jeudi dernier devant les bâtiments abritant les services de la Direction Générale situés sur l’Avenue du Port en diagonale du Centre Médical de la Banque Centrale du Congo et du siège de l’Agence Nationale des Renseignements. Les agents de l’Office Congolais du Contrôle avaient bloqué les différentes entrées de ce bâtiment pour manifester leur mécontentement et empêcher toute entrée des membres du Comité de gestion. Alerté, le Directeur Général s’est présenté devant le siège social accompagné d’un contingent des agents de la Police armés jusqu’aux dents, communément appelés « les Robocops ». On a évité le pire, c’est-à-dire des affrontements sanglants et violents entre eux et les agents de l’Office Congolais du Contrôle manifestement décidés à en découdre.

Les causes de la crise

Selon des sources généralement bien informées proches de l’Office Congolais du Contrôle, la crise est née du retard de trois mois de paiement des salaires, du 13me mois et autres avantages reconnus par la Convention Collective. Non muni d’un ordre de retrait des fonds dûment signé par trois membres du Comité de Gestion, à savoir le Directeur financier et de celui de la Trésorerie, Assani s’est présenté seul à la Banque dénommée B.G.F.I. où il a pu toucher la somme de 21 millions des dollars Us qu’il a utilisée pour payer les arriérés des salaires des agents de provinces de l’intérieur. A-t-il tout dépensé ? Nul ne le sait. Toujours est-il que le téléphone arabe a abondamment fonctionné dans les divers milieux de cet office.

Ensuite, l’un des prescrits de la Convention Collective recommande à la direction générale de libérer au mois de septembre de chaque année l’équivalent d’un mois de salaire en faveur de tous les agents pour leur permettre de préparer la rentrée scolaire. En plus de la gratification couramment appelée le 13ème mois payable au plus tard le 10 du mois de décembre pour les fêtes de fin d’année.

Assani n’a jamais satisfait à aucune de ces recommandations. Bien au contraire, les agents se plaignent de son arrogance et sa désinvolture. Pire, même à l’égard des membres du Conseil d’Administration. Depuis donc hier après-midi, il a été placé à la disposition de la Justice pour répondre de tous les griefs à sa charge. Cela, après avoir passé quatre jours dans les cachots de l’Agence Nationale des Renseignements. Dossier à suivre.

F.M.