«Ntoma», un roman écrit entièrement en lingala

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Elle a osé. Notre compatriote Stéphanie Manfroy Boale vient de publier un roman entièrement écrit en lingala et intitulé « Ntoma ». L’œuvre de 66 pages vient d’être publié en Belgique aux éditions Panubula. Il est préfacé en lingala par le professeur Yoka Lye. Avec la publication de ce roman en lingala, Boale est à son deuxième roman après le «Testament d’une mère » publié l’année dernière. 

Le récit met sur scène un jeune homme répondant au nom de Ntoma qui est chassé du toit paternel par ses frères pour la simple raison qu’il est un enfant du second lit. L’enfant alors âgé de six ans souffre dans les rues de Mbandaka avec sa mère Elize. 

Cette dernière décide de rentrer dans sa famille vivant à Kisangani. Dans cette ville, la vie ne va pas changer pour cette dame et son enfant. La famille d’Elize la chasse à son tour parce qu’elle avait épousé un homme riche et elle rentrait bredouille chez les siens. La famille attendait qu’elle rentre avec beaucoup d’argent. La dame va se lancer dans le commerce pour élever dignement son unique enfant.

            Comme un malheur ne vient jamais seul, la ville de Kisangani va connaître des pillages. Les magasins seront pillés. Face à cette situation le petit Ntoma va tenter d’empêcher le pillage du magasin dans lequel sa mère s’approvisionnait. Un autre enfant qui voulait

piller le magasin le poignarda au ventre. Le petit a été hospitalisé.

            Le petit va s’en sortir grâce à l’effort financier du blanc propriétaire de ce magasin. L’occidental finira par épouser Elize, la mère de Ntoma, et quitteront Kisangani pour la Belgique.

            Mis dans de bonnes conditions, Ntoma deviendra ingénieur. Une fois son diplôme dans sa poche, il a pensé à ses frères restés à Mbandaka et a décidé d’y rentrer pour les visiter. Alors qu’il pensait que ses

frères allaient bien l’accueillir, Ntoma va vivre l’enfer avec eux. Un jour, ils ont mis un somnifère dans son verre et quand il s’endormit, ils l’ont jeté au fleuve. Heureusement pour lui, il a été recueilli par d’autres personnes et sera sain et sauf. Il sera présenté aux responsables de la ville qui trouveront en lui un élément important pour la construction des certaines infrastructures dans la ville.

            Dans sa préface, le professeur Yoka souligne en lingala que depuis qu’il a été enseignant c’est la première fois qu’il est sollicité pour préfacer un ouvrage écrit entièrement en lingala. C’est un roman

intéressant et pour ceux qui veulent le lire, ils peuvent se rendre aux éditions Saint Paul pour l’acheter à 10 dollars US.

Jean- René Bompolonga

 

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