Nsingi chahuté sur sa gestion

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La plénière attendue ce mercredi 11 août à l’Assemblée provinciale de Kinshasa dans la salle de conférence du collège Boboto a  avorté. Et pour cause!  Hier, les députés, toutes tendances confondues, ont boycotté  l’hémicycle. 

            Les trois points à l’ordre du jour n’ont pu faire l’objet des débats. Il devrait en fait s’agir, notamment, de l’examen du rapport de gestion du bureau de l’organe délibérant et du rapport de la commission d’enquête parlementaire.

            Avant que le président ne lance les débats, le jeune député Itonga lui a rappelé sa promesse de déposer, avant la plénière du jour, le rapport complet de la gestion du bureau. Ce rapport devrait comporter la gestion des premier et deuxième semestres. 

Face à ce qui a paru à leurs yeux comme un refus du président Nsingi de se soumettre à cet exercice, les députés, chauffés à blanc, ont dit leur étonnement que le questeur auprès de qui ils devraient retirer le rapport se soit dit surpris de leur présence dans son bureau. Ce qui a donné lieu à la levée des boucliers dans la salle. Réponse du berger à la bergère, N’singi a souligné que le questeur lui avait plutôt dit n’avoir vu personne venir lui poser le problème ayant trait au retrait du rapport de gestion. Idem chez le rapporteur adjoint.

            En interrogeant le questeur sur place, ce dernier a confirmé n’avoir vu personne passer à son bureau.

            A la réplique du questeur, tous les députés, énervés, ont pris leurs clics et clacs avant de claquer la porte pour enfin se signaler dans une petite « concertation » à l’extérieur. C’est à l’issue de l’échange qu’ils sont revenus pour signifier au président Nsingi que la reprise de la prochaine plénière est conditionnée à la remise au préalable du rapport de gestion du bureau.  Seuls 12 députés étaient restés dans la salle, faussant ainsi le nombre requis du quorum. Face à l’impossibilité de convoquer la plénière, Laurent Batumona a conseillé à Nsingi, resté l’homme seul, de lever la séance. Ce qui a été fait. En attendant, les députés campent sur leur position.

Muriel Kadima

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