Nouvelle série noire pour l’Eglise Catholique : Notre Dame du Congo victime des « Kuluna »

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Après avoir été l’objet d’une série d’actes de vandalisme à Kinshasa, dans les deux Kasaï, au Katanga et dans d’autres provinces, entre les mois de mai et juin 2017, dans la foulée de l’affaire Kamuina Nsapu, l’Eglise catholique de la RDC est de nouveau la cible des forces
obscures. Hier dimanche 18 décembre 2017, les fidèles de la Cathédrale Notre Dame du Congo, dans la commune de Lingwala, n’ont pas cru leurs yeux quand des inconnus, jeunes filles et garçons, se sont présentés à la première messe (6 h 30) et ont tenté de perturber le culte.
L’incident s’est produit peu après l’homélie. Dans un premier temps, l’assistance a pensé à un groupe de retardataires qui tenaient tout de même à recevoir ne serait-ce que la dernière bénédiction du célébrant.
Mais au lieu de suivre les derniers moments du culte en silence, les intrus ont sorti des sifflets et commencé à faire un tintamarre qui a
indisposé plus d’un.
Une fois l’effet de surprise passé, les paroissiens ont organisé la
riposte et réussi à se saisir de l’un d’eux. On laisse entendre qu’il
a été conduit, sous bonne escorte, au Camp Kokolo. Mais la plupart de
délinquants, dont le gros de la troupe campait vers la grotte, ont
rapidement battu en retraite et réussi à disparaître dans la nature.
Selon l’abbé Jean-Marie Bomengola, chargé de la Communication à la
CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo), qui s’est exprimé
sur les antennes de Top Congo, le « Kuluna » arrêté a fait un aveu, à
savoir que leur groupe aurait été recruté par un membre du
gouvernement central pour nuire à l’Eglise catholique. L’incivique n’a
révélé ni le mobile de leur sale besogne, ni l’identité du
commanditaire.
Le même abbé a fait savoir que les catholiques de Kinshasa comme de
l’ensemble du pays attendent avec impatience la suite des
interrogatoires et de l’enquête que les services spéciaux vont
sûrement ouvrir à cette occasion. Il est à espérer que l’on n’en saura
un peu plus, dans les heures ou jours qui viennent, sur les tenants et
aboutissants de l’irruption des « Kuluna » à la Cathédrale Notre Dame
du Congo.
Il convient de relever que l’attaque manquée à la Cathédrale Notre
Dame du Congo est intervenue trois jours après l’opération « Cloches,
sifflets, klaxons, casseroles… » décrétée par les curés des paroisses
de Kinshasa, laquelle est programmée chaque jeudi de 21 heures à 21
heures 15, et ce depuis le 14 décembre, pour exiger la tenue de
l’élection présidentielle au plus tard le 31 décembre 2017,
conformément aux prescrits de l’Accord de la Saint Sylvestre.
Nombre de fidèles catholiques pensent que l’incident du dimanche 17
décembre à la Cathédrale Notre Dame du Congo pourrait avoir un lien
étroit avec cette action que certains faucons de la Majorité
Présidentielle assimilent à un soutien actif de leur communauté
religieuse au Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises
au Changement, qui se trouve lui aussi dans la phase de manifestations
de protestation contre le calendrier électoral de la Ceni et le non
respect de l’Accord du 31 décembre 2016.

Une religieuse violée à Kinkole

Pendant que les fidèles catholiques commentaient encore le cauchemar
de la Cathédrale Notre Dame du Congo, on apprenait, dans la journée
d’hier toujours, l’attaque et le passage à tabac des religieuses
d’Orantes Assomption par des inconnus, du côté de Kinkole. L’une
d’elle a même été violée, après avoir subi des voies de fait. L’’on
souhaite que les limiers de la police mènent des investigations
sérieuses pour retrouver les agresseurs et violeurs de ces pauvres
filles qui ont le malheur d’avoir choisi de servir Dieu dans la
confession catholique.
KIMP